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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES,qui la dominent aujourd’hui; et nous allons voir de plus, que cemême résultat ne serait pas impossible à obtenir avec moinsde frais encore, par des bâti mens de la dernière grandeur,qui peut-être à une époque plus ou moins éloignée, ferontabandonner les nouvelles frégates elles-mêmes.
Emploi particulier des petits navires h vapeuret à grosses bombes.
Supposons trois à quatre des petits navires à vapeur, quiont été précédemment décrits, en présence d’un des plus grandsvaisseaux de ligne actuels ; et supposons même que ce grand vais-seau soit armé de canons à obus ou à bombes :
Aussitôt que le combat s’engage, nos bàtimens s’inquiétantpeu du vent pour eux-mêmes, vont placer l’ennemi à contre-vent ; ils se dispersent et enveloppent le vaisseau ; ils marchentd’un mouvement régulier, ne montrant que l’avant et soutenantun l'eu continu ; ils s’approchent, s’arrêtent ou reculent sansvirer de bord ; ils lancent leurs bombes dans le corps du grandvaisseau, et bientôt celui-ci se trouve ouvert par de larges brè-ches; il est bouleversé dans son intérieur, et incendié ou couléà fond ; car puisquhm seul obus du calibre de 24 ou de 36suffit, en éclatant, pour mettre un vaisseau en danger de périr(voyez chapitre vingt-troisième), quel est le vaisseau qui résis-tera à l’explosion de plusieurs bombes du calibre de 200 ?
Nos petits navires, à la vérité, ayant moins de stabilité que levaisseau, et 11’étant pas armés d’une aussi grande quantité debouches à feu , ne semblent pas devoir obtenir la supériorité,sous le rapport du grand nombre et de la justesse des coups :mais il faut remarquer aussi, que le vaisseau de son côté, seraun but unique et d’une surface très-considérable, placé au centre