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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 3%contraire, ou d’une marée , ou de la nuit ; marchant sans voileson ne la verra pas ; tirant peu d’eau elle glissera le long descôtes *, et déployant toute la rapidité de sa marche , elle aurabientôt échappé, quelle que soit la surveillance de son pesantadversaii’e.

Supposons notre flotte, soit de l’ancien soit du nouveau sys-tème , arrivant de la haute-mer fatiguée , ou battue , ou recher-chée par une flotte ennemie très-supérieure ; et supposons uneaction navale sur le point d’avoir lieu dans le voisinage de la terre(et presque toujours elles ont lieu dans cette position ) : alorstoutes celles de nos batteries flottantes qui appartiennent auxports environnans arrivent au secours , et avec elles tous ceuxde nos petits navires à bombes qui s’y trouvent; une dispositiondéfensive se développe ; et l’ennemi rencontre presqu’en arri-vant une espèce de camp naval retranché, dont le front redou-table, et dont les flancs bien appuyés, lui présentent un obstacleinsurmontable.

Enfin, la force des bâtimens de haut-bord aujourd’hui exis-tans sera impuissante contre les forces nouvelles ; et lors memeque le nouveau système sera partout en usage, si le plus nom-breux est alors encore le plus fort, à armes égales et à égal cou-rage , ce qu’il serait absurde de vouloir empêcher, du moins lefaible ne sera plus réduit à une défense blottie, morte et pas-sive; ses opérations deviendront actives comme celles de l’atta-que elle-même ; ses bâtimens ne seront plus chassés jusquederrière les remparts de ses ports, et l’ennemi ne les empêcheraque rarement et difficilement de voir la mer.