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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 34r

ëtendu qui ait long-temps joui delà liberté de former des équi-pages ; il faut netre distrait de la marine par aucune guerre surle continent ; il faut tout prodiguer à un service qui tombe dèsqu’il n’est pas l’objet principal ; il faut enfin n’exister que surmer et pour la mer, c’est-à-dire qu’il faut être Anglais ou Amé-ricains, car toutes ces conditions ne se trouvent réunies d’unemanière durable, qu’en Amérique ou en Angleterre.

Dans le système proposé, il n’en serait plus ainsi : les canonsà bombes sur quelque bâtiment qu’on les emploie , annu-leraient d’abord les grands vaisseaux de ligne, et bientôt depetits bâtimens à vapeur armés de ces redoutables canons de-viendraient ( dès que les rapides progrès de celte manière denaviguer l’auraient permis ) un second moyen de combattreles grands vaisseaux, qui serait à la fois très - économiqueet très - puissant. Ces nouveaux bâtimens n’ayant plus quepeu ou point de mâts et de voiles, il ne faudrait plus qu’untrès-petit nombre de marins expérimentés sur chaque navire ;le reste de l’équipage n’aurait besoin que de savoir tirer les ca-nons ; qui eux-mêmes seraient en partie manœuvres par la forcede la machine à feu; et l’on trouverait pour le service de merdes forces considérables, en faisant monter la flotte par unepartie de l’armée (1).

Le personnel de la marine se recruterait donc en grande par-tie sur la population du territoire entier, au lieu de se recruter

(1) Et s’il est vrai qu’une des causes des malheurs qu’a éprouvés notre marine, a étéson infériorité sous le rapport de la discipline à bord, du calme , du silence et du bonordre pendant le combat; combien ce genre d’infériorité ne sera-t-il pas moins sen-sible, sur des bâtimens où il y aura beaucoup moins de machines de guerre, beaucoupmoins d’hommes pour les servir , et où une partie des marins sera suppléée par la forcede la machine à vapeur ?