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seulement sur k population des bords de la mer ; et la puis-sance maritime ne serait plus limitée par d’autres bornes queles bornes de la puissance nationale. (2)
Matériel et dépenses de la marine militaire.
Un vaisseau de haut-bord est sans doute un admirable pro-duit des arts ; mais le temps nécessaire à sa construction , exigeque pour être prêt en cas de guerre, on ne cesse jamais d’êtreprêt; et comme la pouriture détruit avec activité les bâlimens,il en résulte une telle consommation , qu’en 1819, le ministèrea déclaré (et sa déclaration a été réitérée depuis) « que si on» limite sa dépense annuelle à 45 millions , la marine fran-» çaise aura totalement cessé d’exister en i 83 o y et que même» en dépensant 65 millions par an , c’est-à-dire 715 millions» jusqu’en i 83 o , elle sera réduite a cette époque a 38 vais-» seaux et Sofrégates. » Or combien ces dépenses ne seront-elles
(1) Il faut, pour construire tes vaisseaux de haut-bord , des ingénieurs fort habiles,et il n’y aura rien de changé sous ce rapport par le nouveau système , qui loin de pa-ralyser l’habileté connue de nos ingénieurs, ouvrira au contraire devant eux, unecarrière neuve et féconde , ou ils trouveront plus de gloire à acquérir que sur la routeaujourd’hui battue par leurs devanciers. Nos artilleurs de mer , qui dans le systèmeactuel, vivent dans une infériorité pénible, peut-être parce qu’ils ont des armes peudécisives , prendront, plus d’importance , parce qu’ils auront de plus redoutables armes.Ainsi l’intérêt particulier de nos ingénieurs et de nos artilleurs n’aura rien à souffrirde l’établissement d’un système de marine auquel il y aura tant à gagner pour l’intérêtgénéral. Quant aux marins français , ce serait une erreur que de croire qu’ils pourronty perdre : car on aura besoin de leur expérience pour le passage de l’un à l’autre sys-tème ; on aura besoin de leurs services pour conduire les bâtimens à vapeur et à voiles,et pour y combattre; ils y serviront avec moins d’entraves que dans le système actuelqui les tient presque toujours en état de blocus ; et il est évident, que plus la France aura de moyens de se montrer avantageusement sur les mers, plus il y aura dechances favorables aux marins français .