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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 5',5à l’avenir il faudra pour les attaquer s’exposer à un danger mor-tel. Les navires marchands auront la supériorité sur les for-bans et les barbaresques, aussi long-temps que ceux-ci neseront pas eux-mêmes pourvus des nouvelles armes. Enfin,avec les marines militaires du nouveau système : la mer nepouvant plus, comme aujourd’hui, être exclusivement occupéepar la puissance maritime la plus forte , et la marine du com-merce pouvant jouir aussi de plusieurs avantages qui sont par-ticuliers aux bâtimens à vapeur, les opérations du commercene seront plus entièrement paralysées comme autrefois parlesopérations de la guerre, (i).

(i) N’est-il pas vraisemblable qu’à l’avenir le commerce fera construire pendant lesguerres maritimes , des bâtimens mis à la fois en mouvement parleur voilure et parune machine à vapeur, qui navigueront avec une très-grande vitesse, et qui, profitant dela nuit ou des autres circonstances favorables, pourront se glisser le long des côtes,sortir des ports et y entrer, quelle que soit la faiblesse, ou l’absence, ou la direction desvents. Or, dès qu’on marchera de cette manière , il deviendra facile ( même contre desennemis qui auraient le même avantage) d’aller et de venir, en échappant à toutesurveillance, car la chance d’être pris n’est à craindre que près de la côte, et elle dis-parait dans la vaste étendue de la haute mer. Trois objections à la vérité se présentent :c’est la dépense de la machine à feu ; c’est l’encombrement qu’elle cause à bord ; c’estla nécessité qu’un bâtiment soit coupé fin, et par conséquent ait peu de contenancequand on veut qu’il marche très-rapidement. Ces trois conditions sont sans doute con-traires aux convenances de la marine marchande; mais la diminution du nombre deshommes d’équipage, au moyen de la machine à feu, est une autre condition qui luiest infiniment favorable; d’ailleurs lesobjetsde commerce n’ontpas tous l’inconvénientd’un très-grand volume; il n’est pas non plus très-certain que la coupe extrêmementfine sera indispensable pour la marche rapide; enfin la communication presque libreen tous temps, sans craindre autant qu’aujourd’hui les blocus, sera pour le com-merce un avantage des plus considérables.

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