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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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55o BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

Nous allons rétablir ici l’ordre naturel, et résumer succinc-tement : ce que nous croyons pouvoir être fait, pour améliorerle tir des projectiles creux par l’artillerie de terne, pour eu aug-menter la puissance, et pour en obtenir dans les sièges, dans lesplaces, ainsi que sur les côtes et dans les batteries de campagne,tous les avantages qu’il est dans la nature de ces projectiles depouvoir procurer (i).

Notre rédaction sera souvent trop affirmative : ce serapour éviter trop d’obscurité ou trop de longueur.

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CHAPITRE PREMIER.

Origine et état actuel du tir des projectiles creuxpar les obusiers.

Les premiers projectiles creux ont été les bombes , inventéesen Hollande en i4^4 , employées pour la première fois par lesHollandais en i58o, et par les Français en i634* Les gre-nades (petites bombes à main) ont été inventées en i536.

(1) Quelques personnes pourraient penser: qu’il eût été convenable de ne point pu-blier ce mémoire sur les canons àbombes du service de terre , parce qu’il y sera néces-sairement fait mention des obusiers de campagne allongés, dont l’artillerie s’occupeen ce moment. Mais indépendamment de ce qui est dit dans l’introduction decet ou-vrage , au sujet de la publicité, il y a , pour imprimer un mémoire qui ne parle desobusiers decampagne que subsidiairement ( et en taisant ce qui se fait par l’artillerie),des motifs nombreux qu’on jugera sans doute être plus forts que ceux de garder le se-cret; secret d’ailleurs, qui sur ces sortes de matières, est toujours à la fois inutile,impossible, et nuisible aux progrès de l’art, par conséquent au bien du service. Voiciles considérations qui m’ont déterminé à faire imprimer cet appendice : — Les Russes,