356 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,
mauvais obusiers •, l’exemple du poids et de la longueur desobusiers russes} l’exemple du poids des obusiers espagnols etprussiens ; la débilité des obusiers légers et courts ; les essaisfaits sur les obus tirés dans les canons, et les autres essais précé-demment cités ; enfin les ouvrages publiés et les idées répanduespar les artilleurs français et étrangers ; tout avait conduit laquestion des obusiers à un tel point de maturité, qu’il n’y avaitplus aucune difficulté à la bien résoudre, et que pour y réussir ilsuffisait d’y donner un peu d’attention (i).
Nous allons d’abord rassembler sur ce sujet, quelques obser-vations qui établiront les principes.
CHAPITRE SECOND.
Observations relatives au tir des projectiles creux en général,et particulièrement dans les obusiers.
Les bombes, les obus, les boulets creux et les grenades, sontdes projectiles qui ne diffèrent entre eux que par la grosseur.Il n’y a aucuns motifs raisonnables, pour que les uns soienttoujours lancés dans les directions horizontales, et les autrestoujours dans les directions verticales (2).
(1) Ajoutons ici qu’il y avait un fait rendu évident par l’innovation deM. de VVillan-trois , qui, au moyen de mortiers longs et lourds, a lancé à 3ooo toises , des bombesqui n’avaient pu encore être portées qu’à 1800 ou tout au plus à 2000.
(2) Quand nous disons horizontale et verticale, pour exprimer la direction desfeux, on sent que cette expression peu exacte n’est employée que pour abréger.