DE COTES ET DE CAMPAGNE. 555
guerre, on eut la sagesse d’adjoindre à notre artillerie , desobusiers à la prussienne et à l’espagnole, dont on améliora lemodèle par d’utiles modifications (i).
Ainsi, à la paix de i8i5, l’artillerie française employait,sinon par l’organisation réglementaire de son matériel, dumoins par la réalité du fait, cinq espèces d’obusiers, savoir:
i°. L’ancien obusier de 8 pouces ( calibre de 8o ).
2 °. L’ancien obusier de 6 pouces ( calibre de 32 ).
3°. L obusier de campagne du calibre de il\, modèle i8o3.
4°. L’obusier lourd , de 6 pouces, à la prussienne.
5°. L’obusier de campagne , de 6 pouces , fait en Espagne .
Les trois premiers de ces obusiers ont peu de justesse , peude portée, et ils ont une réaction qui détruit les affûts, lorsmême que ces affûts sont fort appesantis pour être solides. Lequatrième et le cinquième sont de beaucoup préférables ; maisl’obusier à la prussienne est trop lourd pour les batteries de di-vision; celui d’Espagne n’est pas aussi puissant que peut l’êtreun obusier de 6 pouces de réserve ; et d’ailleurs l’obus de 6pouces exige un approvisionnement trop lourd , pour être leseul et unique employé à la fois dans les batteries de réserve etdans celles de division.
L’expérience acquise à la guerre, de ce qui fait les bons et les
(i) Napoléon, qui avait reconnu la nullité de l’obusier de campagne français , avaitvoulu des obusiers à la prussienne dans toutes ses batteries de réserve ; et ayant re-marqué ensuite le grand effet des obusiers russes allongés , il avait ordonné surces obu-siers des expériences qui furent commencées, mais dont les événemens empêchèrentla continuation.