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BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,deviennent entièrement inutiles , tandis qu’alors les obus vontencore le ti'ouver, soit en roulant, soit en plongeant, et vontle tourmenter par les effets de leur explosion.
Les canons en usage, tirentles boulets creux avec justesse etavec force ; mais ils n'en tirent pas d’assez gros pour produirede grands effets d’explosion. Les obusiers en usage, tirent desprojectiles creux d’un diamètre assez grand pour produire desexplosions suffisantes} mais ils les tirent avec trop peu de forceet trop peu de justesse. Enfin les mortiers en usage, tirent degrands projectiles creux, dont l’explosion est infiniment redou-table ; mais ils ne les font tomber que verticalement.
On va voir qu’en prenant à la fois : dans les canons, dansles obusiers et dans les mortiers, ce que chacune de ces troisespèces de bouches à feu, offre de convenable à la question quinous occupe, on peut avoir des obusiers allongés et des canonsà bombes , qui, avec des projectiles creux bien faits , produi-ront quelques effets nouveaux d’une grande puissance.
Quel doit être le poids d’un obusier?
L’obusier français de 8 pouces pèse 2 3 fois son projectile,celui ancien de 6 pouces le pèse 27 fois, et ils sont les plusfaibles de toutes les bouches à feu connues. Les obusiers au-trichiens, anglais, saxons, danois, hanovriens,et celui français de 24 , modèle de l’an XI, pèsent de 3o à 43 fois leur projec-tile , et ils n’ont qu’une force médiocre. Les obusiers prus-siens et espagnols pèsent de 5o à 60 fois leur projectile, et ilssont très-bons. L’obusier-licorne russe pèse 80 fois son pro-jectile, et il est encore meilleur. Le gros obusier-mortierà la Willantrois pèse 98 fois son projectile, et il a produit des