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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE COTES ET DE CAMPAGNE. 55«,

effets inattendus. Peut-on , d’après de telles expériences etune telle notoriété, pensera faire les obusiers légers?

Quel motif peut-il y avoir de faire des obusiers qui pèsenta 3 fois leur projectile, tandis que les canons le pèsent i 5 o et25 o fois? Quand un obusier qui est du calibreMtle 24 ou de32, marche avec des canons qui ont seulement le calibrede 12, 8, 6 ou 45 convient-il de donner à l’obusier le poidsdu plus petit ou du plus gros de ces canons? Est-ce avec lamachine la plus frêle qu’on produira les effets les plus puissans ?et n’est-il pas plus sage de chercher ce qu’exigent les lois invio-lables de la mécanique, que de chercher des moyens possiblesde les violer impunément (1)?

D’ailleurs , puisque le système d’un obusier avec son affût ,doit avoir un certain poids total à cause du recul , et puisquel’affût doit, pour se conserver, être d’autant plus lourd que labouche à feu est plus légère, ne vaut-il pas mieux placer lepoids inévitable , dans le bronze de la pièce qui est indestruc-tible , et dont l’augmentation permet d’accroître la puissancedu tir , que de placer ce poids dans le bois ou les ferrures del’affût, qui se détruisent promptement, et qui ajoutent auxembarras , sans ajouter aux effets ?

Un obusier qui a du poids et de la force , peut tirer à vo-lonté , tantôt fortement de plein fouet j tantôt faiblement à obusricochansou roulans, suivant que l’exigent les occasions ; tandisqu’un obusier léger ne peut jamais tirer que faiblement. Etl’obusier qui porte plus loin , a cet autre avantage , que quandon tire de près il a plus de justesse (2).

( 1 ) Voyez au sujet de l’inertie nécessaire aui bouches à feu, ce qui est dit au cha-pitre vingt-huitième , et particulièrement à la note qui commence page i55.

( 2 ) Une certaine étendue de portée s’obtient, il est vrai, avec de faibles obusiers,