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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,une qualité dans les bouches à feu, que d’exiger une précautionqui est en elle-même très-facile, et qui procure au tir plusieursavantages assez considérables.

Les obusiers allongés se chargeront comme les canons : cequi sera plus rapide et plus commode que de se charger commeles mortiers } et n’aura nuis inconvéniens, si le raccordementde l’âme avec la chambre est bien fait et bien placé, et si lapartie cylindrique du sabot est assez longue.

La mitraille des obusiers lourds et allongés pourra être plusabondante que celle des obusiers légers et courts. Elle aura uneplus grande portée à cause de la forte charge ; une moindredispersion à cause de la longueur de la pièce ; et ses effets serontnécessairement très-remarquables.

Peut-être que les canons à bombes , outre les grands effetsde leur projectile ordinaire, et de leur effrayante mitraille deplein fouet, seront propres à tirer a faible charge, soit de près,soit à ricochet: une mitraille excessivement abondante, quioffrirait un nouvel effet destructeur très-remarquable pour laguerre de siège. Nous en parlerons plus loin.

Perfeclionnemens par la fabrication.

Des procédés de fabrication plus ou moins perfectionnés ont,sur les effets de l’artillerie , une influence presque aussi grandeque celle qui résulte de l’amélioratien du modèle des armes.

M. de Gribeauval a beaucoup obtenu par ce moyen ; mais

du canon et de l’obusier ; mais pour tous les calibres cette difficulté disparaîtra , soiten faisant les embazes des canons écartées l’une de l’autre d’une quantité égale audiamètre de l’obusier derrière les tourillons ; soit en donnant aux affûts de faussesjoues intérieures autour de l’encastrement des tourillons, que l’on conserverait pourles canons et qu’on supprimerait pour les obusiers.