DE COTES, ET DE CAMPAGNE. 5 7 5
gueur, du canon avec lequel il est destiné à marcher en cam-pagne : c’èst-à-clire du canon de 8 de bataille, employé aux bat-teries d’artillerie à cheval et aux batteries des divisions d’infan-terie (i).
Ce qui vient d’être dit pour l’obusier allongé de 6 poucesest à répéter ici pour l’obusier allongé de i(\ : ces deux bouchesà feu ont été proposées en même temps, d’après les principesdétaillés précédemment, et ont été examinées , éprouvées etaméliorées ensemble.
Observations sur les obusiers longs de campagne.
En nous abstenant de publier les améliorations faites auxnouveaux obusiers de campagne, nous croyons toutefois utiled’insister sur deux propositions de détail, qui n’ont point été ad-mises, et qui paraîtraient cependant offrir quelques avantages :
1 ’. Une cavité extérieure a été donnée aux nouveaux obu-siers autour de leur chambre (semblablement à ce qui existeautour de la chambre des anciens obusiers courts). Cette cavitérend la forme de la bouche à feu moins simple, elle ôte del’épaisseur à l’endroit où la poudre fait un grand effort; et enrendant 1 obusier plus léger du côté de la culasse ; elle exigequ’il ait moins de longueur en avant des tourillons, ce qui al’inconvénient de se prêter moins bien à tirer dans des embra-
on jugeait qu il vaut mieux n’en avoir qu’un seul : ce seul obusier devrait peser de 3oooà 4Ô00 livres, et il serait très-facile d’en déterminer les dimensions d’après tout quiest ci-dessus exposé.
(i)Si le canon de bataille de division, au lieu d’avoir le calibre de 8 qu’on a repris,avait le calibre de 6 qu’on a quitté , l’obusier de 24 devrait avoir le poids du canonde 6 afin d avoir la même mobilité, et alors il faudrait diminuer en conséquence lacharge de poudre, et peut-être un peu le poids de l’obus. Cet obusier serait encoreties-superieur à celui en usage, qui 11e pèse guère plus qu’un canon de 4.