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sures où les obusiers doivent quelquefois être employés. Ellelait gagner, il est. vrai, quelques livres de métal, qui étantôtées à cette partie et étant ajoutées à la longueur de la pièce,augmentent un peu cette longueur. Mais l’augmentation delongueur qu’on obtient au moyen d’une aussi petite quantitéde bronze, est à peine sensible; et nous allons voir par l’ob-servation ci-après, que la même longueur totale peut êtreobtenue par un moyen qui n’aura pas les mêmes inconvéniens,et qui au contraire pourra procurer plusieurs avantages.
2°. Il a été donné aux nouveaux obusiers de campagne uneplate-bande de volée, qui ayant un grand diamètre, et plaçantun poids considérable à la partie la plus éloignée du centre degravité, concourt avec le creux qui est autour de la chambre,à porter le centre de gravité, et par conséquent l’emplacementdes tourillons, beaucoup plus en avant qu’il ne pourrait être,En réduisant donc la plate-bande de volée à un diamètre bienmoindre, et en employant le bronze qu’on gagnerait ainsi, àemplir la cavité réservée à l’intérieur autour de la chambre,la longueur totale de la bouche à feu ne changerait pas, mais onaurait plus de longueur en avant des tourillons, moins de lon-gueur en arrière, et on obtiendrait les avantages suivans : lavolée de l’obusier entrerait mieux dans les embrasures et n’enexigerait pas d’aussi larges ; la bouche à feu aurait plus de so-lidité autour de la chambre ; sa forme générale serait plus ré-gulière et plus agréable; enlin on pourrait pour un mêmeaffût tirer sous des angles plus élevés, qui donneraient desportées plus étendues; ce dernier avantage est rarement né-cessaire , mais il est cependant quelquefois fort utile.
La seule partie de la plate-bande de volée, qui ait besoind’avoir un rayon égal ou presque égal à celui de la culasse, estla partie supérieure de cette plate-bande de volée ; mais on peut