DE COTES ET DE CAMPAGNE. 4*5
ni moins résistant aux réactions du tir, ce qui lui procureraitune durée égale à celle de la bouche à feu elle-même, et appor-terait une grande économie dans cette partie du service (1).
CHAPITRE HUITIÈME.
Avantages des nouveaux obusiers proposés pour les batteries
de campagne.
L’obusier long du calibre de 24 , ayant le même poids quele canon de campagne de 8, et ayant un obus pesant seulement16 livres, conviendra par sa mobilité et par l’abondance de sesmunitions, au tir fréquent et multiplié des batteries à chevalet des batteries de division. L’obusier long de six pouces (ca-libre de 32 ), ayant le poids d’un canon de 12, et employantl’obus en usage du poids de 24 livres, conviendra, par ses effetssupérieurs, aux batteries de réserve, où son approvisionne-ment sera plus rarement prodigué.
(î) J’avais proposé en 1810, un modèle d’affût de côte, ayant les particularitéssuivantes : Corps d’affût en bois , élevé seulement de la quantité indispensable pourdonnera la pièce les degrés d’élévation nécessaires. Grand châssis élevé, en fer coulé ,donnant à l’affût la hauteur nécessaire pour que la bouche à feu tire derrière l’épaule-nient ordinaire. Petit châssis en pierre portant une forte cheville ouvrière. Plate-formecirculaire réduite à un très-petit diamètre et permettant l’emploi d’un cercle en fer.Gros rouleau cylindrique en fonte de fer -, portant sur le châssis par un prisme ,dont les facettes combattent le recul, soit par.leur frottement, si le rouleau ne tournepas; soit, si le rouleau tourne, par l’élévation réitérée du poids de la pièce à chaquepassage d’une facette à la suivante pendant la rotation du rouleau. L’essai de cet affûta été fait à Metz , sous un canon de 24 î et sauf quelques imperfections inévitables dansun premier essai, la possibilité a été complètement démontrée. L’expérience a étéquittée pour la guerre , puis oubliée; mais il serait peu difficile d’améliorer ce modèleet d’en faire une chose qui ne serait pas sans utilité.
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