DE COTES ET DE CAMPAGNE. 429
- Toutefois^ le matériel de l’artillerie actuelle des places n’ayantpas été constitué primitivement et spécialement pour sa desti-nation , 1 amélioration qu’on pourra obtenir par les nouveauxobusiers , toute considérable qu elle puisse être , ne dispenserapas d’une révision totale de ce matériel.
D’un autre côté, les leux verticaux peuvent offrir un moyenpuissant et nouveau de bien défendre les places ; mais les pro-\ecli\es faibles et e'pai pillés, proposés par M. Carnot, ne sontpoint une méthode convenable. Une autre méthode qui avaitété proposée avant la sienne (mais non publiée) consisterait : àconcentrer des feux verticaux vigoureux et inextinguibles sui-les points importans , où il faut que l’ennemi établisse des bat-teries de brèche, ce qui paraîtrait offrir des avantages certains.Voyez chapitre septième de cet appendice.
Peut-être trouvera-t-on contradictoire ce que nous disonssur l’accroissement des moyens d’attaquer les places, et sur l’ac-croissement des moyens de les défendre. Il n’y a pas contradic-tion , il y a seulement de part et d’autre accroissement defacultés, et le combat aurait lieu des deux côtés, avec desmoyens plus puissans ; mais nous pensons : que si à l’artilleriede place rendue mobile, etc. , par les nouveaux obusiers, onajoute l’introduction des feux verticaux casemates , convena-blement concentrés sur les batteries de brèche, il y aura unincontestable avantage du côté de la défense.
L’artillerie qui sera la meilleure pour combattre les vais-seaux sera évidemment celle qui conviendra à l’armement descôtes. Cet armement se composerait donc des nouvelles bou-ches à feu qui ont été proposées pour la marine. Les canons àobus et à bombes pourront dispenser en grande partie d’em-