4^0 BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,
ployer des mortiers dans les batteries de côtes. On pourra agran-dir le calibre des canons existans, pour les faire servira lancer desboulets creux d’un calibre plus grand que celui de leur bouletmassif. L’affût de côte , qui est excellent, pourrait devenirmeilleur encore, par quelques perfectionnemens qui procure-raient plus de durée, de solidité, d’économie, de champ de tiret de portée. Voyez chapitre huitième de cet appendice.
Les nouveauxobusiers seront, en campagne, très-supérieursà ceux en usage, ce qui ne sera pas sans importance, puisqueles obusiers forment le tiers du matériel d’artillerie des armées.Mais il y a plus : l’excessif effet de leur mitraille les feracraindre plus qu’aucune des bouches à feu qui composent ac-tuellement l’artillerie de campagne. Voyez chapitres quatrièmeet cinquième de cet appendice.
On dira sans doute , et ce serait une assertion vraie, que lesdivers perfectionnemens dont nous avons indiqué les avantages,sont, ou des choses en partie connues, ou des choses dont l’ex-périence n’a point encore démontré la certitude. Mais il en estainsi de tous les perfectionnemens possibles. Des améliorationsne s’obtiennent jamais qu’en travaillant sur des idées ébauchéespour les rendre moins imparfaites; en étudiant des choses déjàconnues pour les connaître mieux; en diminuant les inconvé-niens; en augmentant les avantages; et ensuite en essayant pardes épreuves (quand les résultats probables de la chose le mé-ritent) si on ne s’est pas trompé en s’efforçant de bien faire.Loin donc de présenter nos idées pour qu'on les adopte, nous les