4/p EXPÉRIENCES
Russie , à des expériences dont les résultats ont été publiés parM. le colonel anglais Douglas , par M. le général prussien Scharnhorst et par M. le colonel russe de Stolipine.
Les résultats ont été ce qu’ils devaient être : de petites ballesquoique très-utiles, ne pouvaient pas produire un grand effet dé-cisif - , mais ces expériences, qui ont pu mettre en état d’apprécierce qu’il y a réellement d’avantageux et d’admissible dans la mé-thode proposée par M. Carnot, ne sauraient avoir donné lesmoyens de prononcer, sur une autre manière de résoudre lamême question; il faut donc une autre expérience, avant dejuger une méthode qui est autre.
L’expérience qui serait convenable pour faire admettre ourejeter la proposition que nous avons faite en 1809, pourraitêtre la suivante : On construirait sur le haut du glacis d’unedemi-lune, une batterie de brèche couverte par sonépaulement,défilée par ses traverses, et armée de vieux affûts sur leursplates-formes pour servir de but (1) ; On placerait dans l’in-térieur du bastion correspondant, au pied de son terre-pleinet sur le prolongement de cette batterie de brèche , unebatterie défensive armée de deux mortiers à grosses bombes,et de deux mortiers à obus ( ou à défaut de ceux-ci de deuxobusiers ordinaires montés sur de petits affûts à mortier enbois) ; On placeraiten outre deux à trois pierriers dans la demi-lune; En tout six à sept bouches à feu, établies sur leurs plates-formes, et placées où l’indique la planche septième.
Avant de procéder à l’épreuve, on aurait préalablement faitquelques essais , pour déterminer les charges de poudre et les
(1) On pourrait figurer les canonniers par des fascines dressées debout sur un pi-quet, ou des sacs de terre posés verticalement, ou de toute autre manière.