A FAIRE.
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directions de tir convenables, d’après la distance et la position dubut. Les charges étant connues, et les directions de tir étant as-surées sur les plates-formes, on ferait un feu non précipité, maissoutenu, rectifié à chaque coup, et continué pendant le tempsnécessaire pour apprécier les effets qu’on -cherche à bienconnaître (1).
Une autre expérience qui se rattache à la même question, etqui serait loin d’être sans intérêt, pourrait être faite sur la résis-tance qu’un blindage ou une voûte.chargée de terre peut oppo-ser à la chute des bombes. Pour exécuter cette expérience avecles moindres frais possibles, on pourrait construire une simpletravée de blindage, ou un simple arceau de voûte, dans un po-lygone d’artillerie, à côté du tonneau, où tombent toute l’annéeles bombes qui sont tirées pour exercer les canonniers. On choi-sirait pour la voûte l’école où la maçonnerie coûte le moins ;pour le blindage l’école où le bois est le moins cher ; et au boutde deux à trois campagnes , on aurait ainsi des résultats pra-tiques, propres à éclairer quelques théories fort essentielles pourl’art défensif.
Telles sont les expériences que nous croyons utile de fairepour constater plusieurs faits dont la connaissance impor-
( 1) Bien entendu : que les bombes et obus seraient chargées en plein ; qu’une partiedes coups de pierrier seraient tirés avec de grosses balles ; que ces balles ou pierresseraient dans un panier de clayonnage serré, ou dans un cylindre de bois cerclé avecun culot ; enfin que dans le bastion et la demi-lune il y aurait un abri où les canonniersse retireraient jusqu’à l’explosion des bombes ou obus de chaque salve, afin d’éviter lesaccidens causés par les éclats qui reviendraient en arrière , éclats qui seraient dange-reux dans l’expérience, mais ne le seraient point dans la défense réelle, puisque dansce dernier cas on tirerait sous des blindages ou dans des batteries casematées.