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l’ordmaïre dans les mines de fer,& il le rencontre souvent des mor-ceaux qui font moitié aìman &jnioitié fer. Sa couleur est diffé-rente suivant les différents paysd’ou il vient. Le meilleur estd’unnoir luisant ; il n’y en a pointde blanc : celui d’Árabie & deMacédoine est rougeâtre : celuid’Hongrie , d’AIlemagne » d’An-gleterre , &c, de couleur de fernon poli ; sa figure ni sa grosseurne sont point déterminées. Onen trouve de toutes figures , & degroílèurs différentes : il a des pro-priétés merveilleuses.
II va s’unir au fer , ou le ferva s’unir à Vaìman , Iorsqu’il enest à une certaine distance ; &Vaiman petit même tenir le fersuspendu , quoiqu’il ne le touchepas , & qu’il y ait même en-tr’eux du papier » du carton , ducuivre, ou quelqu’autre corps min-ce ; c’est ce qu’on appelle fa vertuattractive. II tourné toujours uncertain côté vers le Nord , & lecôté opposé vers le Sud ; c’est favertu directrice. On appelle cescôtés les pôles de Vaiman , & Jaligne qui va de l’un à l’autte pô-le , Taxe de Vaiman, II commu-nique ces mêmes propriétés au ferqu'il touche., ou qui en a passé à*ne certaine distance ; en fortequ’il a des pôles qui fe tournentvers les pôles du Monde , aussi-bien que ceux de Vaiman.
Ce qu’il y a de singulier, c’est quefi Ton présente au pôle d’un autreaiman le pôle opposé , ces aimanssemblent se fuir. On connoít les pô-les de Vaiman en posant dessus uneaiguille en liberté : cette aiguille setournera , de sorte qu’un de sesbouts marquera un pôle de l'ui-' man , & l’autre marquera le pôleopposé. Pour conserver un aiman,
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' il faut Parmer ou l’entourer de pe-tites plaques de fer qui puissentle toucher , ou bien le suspendre àun fil par son équateur , pour luilaisser prendre sa situation. S’ils’enrouiìle , si on le laiflc quelqu©rems dans le feu , ou si on lcmet en poudre > il perd la con-formation naturelle de ses po-res , & par conséquent toutes sespropriétés. On peut augmenterou diminuer la force dc Vaiman »au lieu qu’on ne peut point la ré-tablir , lorsqu'elle est perdue.
II n'est pas vrai que Vaimanfrotté d’ail perde fa vertu. On as-sure qu’un certain Jean de Goyade Melphi dans le douzième sié-cle a été f inventeur de l'aiguilleaimantée. Vaiman étant très-né*ceíïàire pour Ja navigation , il estappellé lapis nauticus. II y a uijaiman mâle , L un aiman se-melle. Le mâle est massif , peupesant, bleuâtre en couleur, & at-tire le fer plus fortement que l’au-tre , pourvu qu'il n'ait pas étéfrotté d’ambre , ou qu’il n’y aitpoint auprès quelque diamant. OnPapporte aussi des Indes & d’E-thìopie, & plusieurs tiennent qu’ilattire Vaiman femelle ; il en naîtaussi en quelques endroits d'Italie-Pour bien conserver Vaiman > ilfaut le tenir dans la limaille dcfer : il a aussi des vertus parti-culières pour la Médecine. Quel>ques-uns veulent qu’on ait appellécette pierre , aiman , à cause del’amour qu’elle a pour le fer Sc.pour le pôle.
AIRE DE VENT,trait de vent,rumb de vent, ou peinte de com-pas , est un des trente-deux venisqui divisent la circonférence dePhorison pour la conduite desvaisseaux.
* AIRE , en terme de géomé*B iij