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Tome premier.
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A L

âans cette occasion ; csest qUè sil’ennemi ne vient point à portéedes quartiers , & qu’il n'ait faitque se montrer , dans la vue deles inquiéter, ii ne pourra se flat-ter d’y avoir jette {'alarme , &d'avoir fait rester pendant toute lanuit ou tout le jour les troupesfur pied.

Ce silence, qui n’empêche pointqu’on ne soit sur ses gardes , faitque l’ennemi fâché , ou rebuté dese voir ainsi arrêté dans ses pro-jets » ne donnera plus de faujjcsalarmes ; ce qui rendra aux quar-tiers leur tranquillité.

Quant à la Cavalerie, le boute-felle , ou à cheval , ne peuventcauser que du désordre , surtoutla nuit. Ainsi dans ces occasionsil faut la taire monter à cheval àîa voix ; car quelque bon ordrequ’il y ait dans les quartiers, lestrompettes d’un côté , les cris d'unautre » TemprelTèment de seller leschevaux, rembarras de trouver sesarmes » font que les ordres fontconfondus , ou du moins mal en-tendus. Des quartiers dans cetteconfusion peuvent être battus très-facilement par des troupes infé-rieures , qui ne venoienr peut-êtreque pour leur donner une fauffealarme , ou feulement pour lesreconnoître.

En général , le bon ordre dans!cs quartiers dépend de i’imeíli-gence de celui qui y commande ,de fa vigilance » L de la bonnediscipline qu’il y fait observer.

Si les ennemis donnoient fré-quemment de fausses alarmes , ilne faudroit pas être moins alerte«ne fois que l’autre : on doit tou-jours s’cn méfier , ainsi que deJeurs caresses & de leurs préíéns.On lit dans les Commentaires deMomlue qu’en 1555. le Marquisel-e Marígnan , Général de i’Ar*

À L

mée de î’Empereur , la veille dcNoël, environ quatre heures aprèsmidi, envoya la moitié d’un cerf,du pain & du vin , à M. de Mont-luc , qui fe trouvoit alors fort res-serré en défendant la ville deSienne ; & la nuit même il donnal'elcalade avec toute son armée àla Citadelle , & au Fort de Ca*miola tenant à la ville de Sienne.Mais le Maréchal de Montluc fedéfiant du présent du Général Al-lemand , & toujours fur ses gar-des , repoussa les ennemis danscette attaque , avec perte de 600hommes tués ou blessés.

ALEGER un vaisseau , est luiôter une partie de fa charge pourle mettre à flot, ou le rendreplus léger à la voile. Quand unvaisseau est échoué, pour falègcrou le relever , on est souventobligé de jetter à la mer partie desa charge , soit munitions de bou-che ou de guerre , ou marchandises.

ALÉGES , font toutes sortesde bâtimens de médiocre gran-deur , destinés à porter les mar-chandises ou munitions d’un vais-seau qui tire trop d’eau pour pou-voir arriver avec sa cargaison aulieu de sa route. Les aléges ser-vent aussi au délestage.

* ALÉGES : On nomme ainsien architecture les pierres fous lespiédroits d’une croisée , qui jet-tent des harpes pour faire liaisonavec le pa-pain d’appui.

ALERTE » est formé de d &airte. On disoit autrefois aine >pour air. Ainsi alerte veut dire,qui est toujours à l’air , & prêt àfaire quelque chose. On dit unGénéral alerte , pour dire toujoursvigilant.

ALERTE , espèce d’Adverbe ,dont on se sert pour avertir qu’onse tienne prêt & sur ses gardes ,çst le cri d’un poste attaqué lA