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Tome premier.
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murs , ou fonder dans l’cau à Pier-res perdues.

* BLOCHETS , en charpcn-terie : Ce ibnt de petites piétésde bois qui portent des chevrons ,& iont entaillées fur les flites-fonres. On nomme Hochet d'ar-refiier , celui qui posé à Pcncoi-gnure d’une croupe , reçoit dansia mortaise le tenon du pied del’areslier ; & hlo r het mordant , ce-lui dont les tenons &. ies entaillesfont en queue d’ironde.

B L O C U S , est Ie siège d’uneVille que l’on veut prendre parfamine , en occupant îes pisiàgespar où k s vivres & les aiurts né-cessités de Ia vie lui peuvent arri-ver. Le blocus íc forme par ia Ca-valerie. On dit : On a résolu kblocus ; on a commencé ie blo-cus ; on a fan lever le blocus ;le s’est converti en blocus.

BLOCUS , sc dit encore, quandau commencement- d’un sìége onenvoie des troupes se fuítr desprincipales avenues , où l’on veutétablir ses quartiers. C’cst îa pré-caution que J‘on doit prendre ,avant que de faire Je siège d’unePlace,

, On bloque ordinairement pen-dant l’hyver , pour être en étatd’aîîiéger au mois de Mai - qui estle tems où il y a du fourrage pourla Cavalerie. Le blocus i'e fait parun petit corps de troupes poltéesfur toutes les avenues d’une Place,pour empêcher ics convois d’y en-trer.

Les Morus fe forment de deuxmaniérés. La ptemiere est , enfortifiant ou occupant des postesà quelque distance de îa Place ,principalement fur les bords desrivières , au-deíTus & au-dessous ,Sl fur les grands chemins & les■avenues, dans lesquels postes ontient de l’Infamene 5c de la Ca-

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' valerîe , qui fe communiquent etHtr’elìes pour veiller à ce qu'il n’en-tre point de vivres dans la Placebloquée , où les besoins augmen-tant tous les jours , en font dé-serter la garnison , y causent desmurmures & des souleveinens »qui souvent forcent ie Gouverneurâ íe rendre pat capitulation,

* Ii est de la science & habiletéd’un Général s qui s’engage dansle païs ennemi , de ne laifïèr au-cune Place derriere lui, dont i! ncíoit le maître , à moins qu’il ne lajuge incapable de traverser la rmr*che de ses recrues & de ses ra-fraîchislcmens ; autrement un Gé-nérai prendroit fort mal ses mesu-res de vouloir assiéger une Placedans les formes ordinaires , l’en-nemi étant maître des Châteaux& d’awrts postes qui lui ôteroientia libené de la campagne.

Mais lorsque les Places que Tonveut assiéger , font dans ie cœurd’un Etat. comme sont d’ordmai-re celles d’un peuple révolté con-tre son Princ , alors un Généralqui est commandé pour les allermettre à la raison , considéré s’ilfaut attaquer leurs. Places de vive*force , ou par de longs sièges ;s’ils peuvent être secourus de leursaliiés, ou s’ils s’assurent feulementfur Tavantage de leurs montagnes,ou fur la force de leurs murailles.

Le Général étant informé del’état de ceux de Ia Place , & pré-voyant qu’ils ne peuvent être ie*courus d’aucune part ; que toutesleurs forces consistent seulementdans leur opiniâtreté, dans la pro-fondeur de leurs fossés , & dansla hauteur de leurs murailles, alorsil fe contente de les vaincre par lafamine , en formant un blocus.

Le blocus n’est autre chose qu’unemaniéré de distribuer îcs troupesdans ies villages , tes Châteaux &