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Tome premier.
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.tfon met dans les Villes fortes deautres lieux qui se rencontrent surles avenues de la Place : défen-dant très-expreífëment à qui que cesoit de communiquer avec ceux dela Ville, & de leur apporter desvivres , fous peine de ia vie.

Le succès de cette efpece de Mo-tus se fait long-tems attendre,parce qu'il est presqu'impoíîìble qu'iln’y entre toujours quelques vivresen détail, qui font au moins pren-dre un peu de patience. Son avan-tage est bien plus sensible > quandaprès avoir ainsi bloqué une Placede loin pendant un te ms consi-dérable » on en forme ensuite lesiège , parce qu'on la trouve plusaisément dépourvue de bien deschoses nécessaires à la défense.

L’autre espèce de blocus se fait ide plus près par des lignes de circonvalíation & de contrevallation,dans lesquelles Tannée se place ;lorsque, par exemple, après le gaind’une bataille , Tennemi se seroitretiré dans une Ville, qu’on sçau-roit n'être pas bien pourvue de vi-vres , & que Von présume pouvoiraffamer en peu de jours.

Ce cas n'arrive pas ordinaire-ment , parce qu’il seroit trop im-prudent à un Général battu de s'ex-poser à perdre le reste de son ar-mée , en Renfermant dans unemauvaise Place. Ainsi l'usage destlocus se trouve beaucoup plus sou-vent dans la premiere efpece quedans cette derniere.

Un blocus simple , de loin , ré-duit rarement une place forte à serendre ; mais un blocus de loin<]ui précede le siège de Place , enLâte la perte, par le manque deschoses néceíîàires à la subsistance ,ou à la défense, qui ne peuvent yêtre introduites.

La maniéré de bloquer des Pla-ies par des corps de cavalerie que

leur voisinage , est bien plus com-mode qu’aucune autre, parce qu’cl-le ne tangue pas tant. Aes troupesdestinées au blocus , que si on lesmettoit dans ks Villages ou postesnon fortifies » qu'il íaut que cestroupes accommodent Lc gardentpour leur fureté , tant contre 1»garnison même , s’il se trouve quôces postes soient sans communica-tion entr'eux, que contre Tennemi ^qui peut se rassembler , battre ua.des quartiers , &- introduire uaconvoi ou un secours dans IaP lace.

On bloque une Place de prèspar des quartiers, quand cette Pla-ce est composée d’un peuple sínombreux & si mai approvisionné,que Ton est comme íùr que ce blo-cus ne durera pas long-tems, fansjetter ce peuple dans des besoinsesientiels, & quand d’ailleurs on estaslèi maître de la campagne , pa»une armée qui observe celle de Ten^

1 nemi, pour n’avoir point à craindrequ’il force le blocus , parce qu’ustseul quartier forcé causeroic la per-te ou fenlevement des autres, quipourroiem n'avoir pas Je rems dele raííèmbler, pour le retirer estbon ordre devant un ennemi su-périeur , & qui lèroit ensemble.

Rarement une armée se renier*me dans les lignes de circonval-Jation , dans le íèul deslèin de fai*re tomber une Place pur un blo*eus.

La maniéré de faire tomber desPlaces par des blocus éloignés, aété, fous les derniers règnes , estusage en Hongrie , où les Mécoa-tens , n’étant pas en état de for-mer des sièges des Places gar-dées par les garnisons de TEmpe-reur, en ont fait tomber quelques-unes , en empêchant Ic peuple defaite paisiblement la culture des ter-5C5, &. la garnison foibie de sortir ,