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est bon de le tenir dans l’eau sa-lée ou à Pair dans un lieu sec. Ce-lui qu'on laillè expose à la pluie &bu soleil successivement j contractede grands défauts & se gâte. LesItaliens tiennent long-tems les baisde construction dans i’eau , pré-tendant qu’ils y deviennent en mê-ìne teins & plus forts & plus aisésà plier.
II importe extrêmement de neper mettre en œuvre du bois quisoit krop verd. Chacun sçait aflèzles inconvéniens qui en arrivent ;ainsi il faut qu’un habile Charpen-tier en ait fa provision.
Les bois qu’on emploie à ía con-struction des Vaisseaux se distin-guent ordinairement en bois droits& en bois courbes , c'est-à-dire àl’égard des plus groslès pieces. Lesautres pieces qui ne font pas com-prises fous cette division font lesplanches , les petits courts bâtons& quelques autres.
BOIS de pique ou de lance :C’est leur manche. Le bois des pi-ques & des demi-piques fur merest de frêne plus fort que celui donton fe sert fur terre , pour les pi-ques & demi-piques.
* BOISER : C’est revêtir desmurs & cloisons par dedans deLambris de menuiserie.
BOITE, de la boite : C’estl’appas dont les Pêcheurs de mo-rues fe fervent pour amorcer leurshameçons ; les François y met-tent ordinairement des harengs &du maquereau , que la mourue ai-me beaucoup.
BOITE d’un villebrequin :C’est le morceau de bois dans le-quel on met la mèche.
BOITE d'icouvillon. VoyezBouton.
BOITE dv. gouvernail : C’estla piece de bois percée, au traversde laquelle passe le timon ou la
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r BOMBARDE : Cest une piectf-d'anilleric donc on fe servoit avantPinvention du canon, grosse, cour*te, & d’une ouverture fort large*
Quand on eut trouvé lVfa^e desarmes à feu , on Jfur donna d’a-bord le nom de Bombardes. Cenom vient du mot Grec Bqui signifie ie bruit que ces aimesfont en tirant.
XI est parlé dans Froislârt d’unebombarde » dont les Flamands feservirent au siège d’Oudenarde.Elle avoít cinquante pieds de long,& jettoit de très grosses pierres.
Le Pere Daniel, dans son His-toire de la Milice Françoise, ditqu’il ne peut íe persuader que cet-te bombarde fut un canon ou unmortier ; car un canon ou un mor-tier de cinquante pieds est, dit-il*une chimere. II ne doute pas quece ne fût une balliste ou catapultede l’ancienne invention , avec la*quelle on lançoit de très-groslèjpierres : le bruit qu’elle faifoit enlançant ces groslès pierres, & qu'onentendoit de cinq ou de dix lieuesest aussi difficile à croire
BOMBARDEMENT : C’est lefracas âcs bombes , que l’on jettedans une Ville ou dans un Camp,Pour empêcher le bombardementd’une Ville, il fsut tâcher de ren-verser par de bonnes sorties lesbatteries de Pennemi , & d'en-ciouer son mortier , ou de brûlerla flotte , si c’est du côté de la merque l’attaque se fait. Mais si on nele peur, il n'y a qu’à souffrir jus—qu’au bout , tâchant de contenirles habitans , en leur promettantde les faire dédommager,
B O M B A R DER : C’est lorf-qu'on jette des bombes dans unePlace , quand on veut ou la dé-truire , ou en faciliter la prise.
BOMBARDIER , est aujour-d’hui celui qui jftie les bombes p»r