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!e moyen des mortiers. Autrefoisc'étoit celui qui servoit les bom-bardes.
Pour servir promptement unmortier en batterie , il faut cinqsoldats bombardiers ou autres.
Le premier a foin d’aller cher-cher la poudre pour charger lachambre du mortier , ayant déjàmis son dégorgeoir dans la lumiè-re , avant que de mettre la poudredans la chambre.
II doit observer de n'aller ja-mais chercher la poudre , qu'il nedemande à l’Officier , qui com-mande le mortier , à quelle quan-tité de poudre il veut charger,parce que, suivant la distance d'oùl'on tire , l’on y met plus ou moinsde poudre.
Le même a foin de prendre lademoiselle ou dame pour refoulerle fourrage & Ja terre, qu’unsol-dat de la droite met dans la cham-bre ; il refoule trois bons coupsfur le fourrage , & neuf fur la ter-re » dont il acheve de remplir lachambre.
Celui de la droite doit mettreencore deux pelletées de terre dans1c fond de famé, qui est aussibien refoulée.
La demoiselle est mise en sonlieu contre l’épaulemem à droitedu mortier. II reprend un levierau même endroit pour fe posterderriere 1’affut, afîn d’aider à re-pousser le mortier en batterie.Ayant remis son levier, il retireson dégorgeoir , pour amorcer lalumière avec de la poudre fine.
Les seconds soldats de la droite& de la gauche , pendant ce tems-là, prennent la cíviere ou ie re-zeau qui doit être à droite, pourapporter la bombe , qui est char-gée pour mettre dans le mortier.
Le premier soldat de la gauche
a soin de k leceroii fut ie mortier
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pour la poser bien droite dans l’>me du mortier.
Le premier de la droite lui four-nit de la terre pour mettre au boutde la bombe, qu'il a foin de re*fouler avec le couteau , que le fe»cond de la gauche lui donne, ayantlaisse la civière à remettre en faplace au second soldat de la droite.
Cela fait, chacun prend un le-vier. Les deux premiers de la droi-te & de la gauche posent leurs le»viers sous les chevilles de retraitede devant, & les deux de derrieresous celles qui y sont : ils poussentensemble le mortier en batterie.
Après quoi l’Officier pointe lemortier, & chacun donne du flas-que suivant son commandement ,c'est-à-dire , que si le mortier étoittrop à droite , celui de la droitepasse son levier sous lé bout de l’af-fût.
Le second de la gauche en faitautant au bout de derriere. 11»poussent en même tems, jufqu’àce que l'Officier le trouve droit àson but.
Quand il est trop sur la gauche,le premier de ce còté-là , à 3e se-cond de la droite font ce que jsviens de dire.
A l’égard de la droite , les deussoldats de devant passent leurs le-viers sous le ventre du mortier,pour le lever ou baisser, suivantles dégrés de l’élévarion que l’Of-sicier juge à propos de donner aumortier.
Le dernier de la gauche , aprèsavoir posé son levier contre l'é»paulement, prend les coins de mirepour les repousser ou recenser sousle ventre du mortier , suivant Içcommandement de l'Officier.
Pendant ce rems-là le premiersoldat a soin d’amorcer la lumièredu mortier sans refouler la poudre.
II pjì peu de pulverin fur ls