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Tome premier.
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lervïce puisse se faire mieux.

Quand ks brigades font for-mées , il assigne à chacune unfour , & un autre commis chargé«lu travail leur fait délivrer des fa-rines & des ustensiles. Chaque bri-gade de boulangers » ou chaquefour, a un commis qui veille autravail de la munition.

La farine qu’on apporte des Pla-ces frontières doit être bonne , &les sacs de poids • car lorsque l’unou Pautre manque , il est impos-sible aux boulangers de faire debon pain , & de rendre cent qua-tre vingt rations du sac, commeils y font obligés.

II n’y a point de métier plusrude que de faire du pain de mu-nition ; & Ton en est persuadéquand on considéré que les bou-langers d’armée continuent quel-quefois un travail plus de cinqsemaines fans se coucher, que surdes sacs , & qu'ils paílèru souventdc-s nuits entieres fans dormir ,tellement que le jambes enflentparticulièrement aux pétrisseurs.

C’est au Brigadier de chaque fourà prendre si bien son tems, qu’ilpuisse délivrer lui-même son pain,& avoir Pœil fur ses gens. II y2 punition corporelle envers toutboulanger convaincu de n’avoir pasfait du pain du poids de l’Ordonnancc.

On voit des boulangers fansaveu foivans Parmée , qu’on nom-me communément Maquilleurs, Scqui font du pain pour vendre auquartier du Roi : ces gens - là nemanquent jamais de lier commer-ce avec les boulangers de la mu-nition , & de les porter à tamiserJeur farine , & à leur en vendre.

On éloigne ccs corrupteurs au-tant qu’on peut, & si Pon en trou-ve quelqu’un saisi de la farine du

toumtionnaire , le pirecteiy; qu

Commis général des vivres esten droit de les mettre entre lesmains du Prévôt de l’arméc , ainfîque ceux qui lui vendent la fari-ne , ou dans le four desquels ontrouve des instrumens à tamiser lafarine , pour en commercer lafleur avec ces Maquilleurs ; &,comme il est arrivé plusieurs fois,on pend ces fripons > ou on lesenvoie aux Galères.

11 faut cent soixante boulangerspour fournir une armée qui con-sommera cinquante mille rations.Ce nombre forme quarante briga-des, composées chacune d’un Maî-tre & de trois Garçons, dont vingttravailleront pour farinée , & íesautres attendront du travail. Ce-pendant on leur paye leurs jour-nées à un prix modique , julqu’àce qu'ils ayenc gagné quelque choseaux travaux qu’ils auront entrepris.

On entretient ces Surnumérairespar précaution, pour être prêts àétablir un nouveau travail, lorsquele Général a dessein de décamper& de s'éloigncr du lieu d’où Par-mée tire sa subsistance.

* BOULER la matière , termede Fondeur : C'est la remuer 8c lamêler dans le fourneau avec delongues perches.

BOULET , est une groflè ballede fer , & de forme sphérique ,avec laquelle on charge le canon.II y en a de tous calibres ; il,se mettent dans le canon après lapoudre. Un canon de batterie portedepuis vingt-quatre jusqu'à trente-six & quarante-huit livres de boulet .

Cc qu’on demande des boulets ,est qu’ils soient Bien ronds , bienébaibés , & fans fouficure :

Bien ronds & bien ébarbés , asinqu’ils fassent leur chemin droit dansIapiéce, fans l’érafler ni Pécorcher.*

Sans Joufieure , asin qu’ils nepÛQUettíUU pas en Pair 1 & que