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carpe devant la pointe du bastion,pour chasser les hommes, quiitoient de riere cette traverse.
* Ce n'est pas une chose nouvel-le que d, faire un retranchementdernere une brèche , puisqu’aufiége de Jérusalem , après que lesRomains eurent abattu à coupsde bélier une partie de la muraille,les Juifs cn avoient bâti une autrederrière. Mcmnon, un des grandsCapitaines de Darius , défendantMynde contre Alexandre le Grand,fit faire cn dedans une murail-le de brigue en forme de croissant,pour suppléer à celle qui avoir étéabattue. Pendant que les Turcsbattoient en brèche Sfétigrade ,PerlâtGouvernur de cette Place,saison élever dernere Pend roi toitdonnoit le canon un grand cava-lier , dom les rerres é. oient soute-nues par des ais & des claies.Dès qifun ouvrage est attaqué ,©n doit donc penser à y faire destraverses , ou coupures pour servirdiamant de réduits ; & quand sevient au corps de ia Place , il nefaut pas manquer fur-tout de fairenn retranchement Royal bien con-ditionné dans le bastion pourcn défendre la brèche . soit pourrepoussés un assaut, ou pour ê:recn état d’obtenir de Pennemi unecapitulation plus honorable. JLeGénéral Taun dans le dernier siè-ge dc la Citadelle de Turin ,commençant à manquer de mu-nitions & J’hommes pour en dé-fendre Ics brèches , fit continuel-lement jetier dans cet endroit dufolié où étoient les brèches unequantité dc poutres & de solivesde maisons ruinées par les bombes,& autres bois mêlés , avec desfascines goudronnées ; & les As-jîégeans n’ayant pas trouvé îejnoyen pendant plusieurs jours^éteindre ce grand feu, ni de le
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franchir , le Prince Eugene euttemps d’arriver & de faire entresclans la Place ce secours qui luiattira tant de gloire.
On lit dans les stratagèmes deguerres , dont le font servis lesplus grands Capitaines du mondedepuis plusieurs siécles jusqssà lapaix derniere ( pag. 226. ) qu’ent 506. Cameli, Corsaire du GrandSeigneur, fit une descente dansPille de Léro dans le dessein des'en emparer ; il mit à terre cinqcents Turcs , qui commencèrentà battre le château avec toute Par-tillene de leurs vaisseaux. Le Gou-verneur de cette petite Place étantalors malade à Pextrémné iaista lefoin de la défense à un jeune Che-valier Piémontois , à peine âgé dedix-huit ans , appellé PaulSimeo-ni. Ce Gouverneur n’ayant pourgarnison &. pour secours que quel-ques pauvres babitans, qui culti-voient les endroits de Piste lesmoins arides , ne laissa pas que defaire bonne contenance & de ré-pondre avec tout le feu de fa Placeà celui des Infidèles; mais commeii vit que leur artillerie avoir abat-tu un grand pan de muraille de fouChâteau, pour intimider Pennemi,& Pempêcher de monter àPaíIàur,il fit habiller en Chevaliers, &avec la croix les habitans de Piste,& même leurs femmes. Cette nou-velle milice par son ordre bordoiten foule la brèche. Les Turcs lesprenant pour autant de Cheva-liers , & croyant que c’étoit unsecours, qui au bruit du canonétoit arrivé de nuit dans Piste,leverent le siège avecpíécipitation,dans la crainte d’être surpris parles galères de POrdre ; & la Re-ligion fut redevable de ia conser-vation de cette Place à 3 a fermeté& à Padressè du jeune Simeom.Quand une brèche est faite paf