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%snt Uvres de poudre que l’on en-fermera dans des sacs ou dans descariions. La traînée de ces four -ïieaux se fait en ligne droite , &doit tire large au plus de Pespacequ’il faut pour paflèr un homme àgenoux»
11 est vrai que quand un four-neau de cette façon auroit faitson effet, les assiégeans pourroientse servir de son chemin pour en-trer dans la casemate , Sc venirensuite dans la Place ; mais encomblant le chemin , Sc Jaiíîàntfeulement le paflage libre pour uneou pour plusieurs saucisses , Passé-géant eít privé de son espérance ;de plus , il lui est toujours plusfacile d’attaquer une Place par tinaíïaut, où plusieurs soldats peuventtoutìi la fois se présenter de front,que d’aller sous terre à genoux ,où le premier qiPon y tueroit,boucheroit le trou Sc óteroit àî'assiégeant Pespérancc dc prendrela Place par-là.
Le$ retranchemens particuliersqiPon fait fur la tete des brèches ,doivent toujours être en angles reu-trans , non-sculemem afìn qu’ilsflanquent les brèches & autreslieux attaqués , mais afìn qu’ils sedéfendent eux-mêmes.
Les assiégear.s ne font guère deIréches à Pangîe flanqué d'un bas-tion , parce qu’on la découvre dedeux flancs des bastions voisins ,& qu’elie se trouve exposée au feucontinuel des casemates de la Pla-ce, Néanmoins si la brèche étoítfaite , on y fera des retranche -mens cn maniéré d’ouvrages àcornes asm de la flanquer.
Si la brèche est faite dans laface du bastion , comme il arriveordinairement, à cause que cet en-droit n’est vu de ceux de la Placeque d’un seul côté , on y fera desretranchemens en angles rentrans.
B R ïsij
On ne fait guère de brèche àPangle de Pépaule , à cause quee’eft la parue du bastion Ja plussolide, Sc la plus exposée au feude h courtine Sc du flanc opposé,& que les attaquons venans à Paf.faut > y seroient battus de flanc Scde revers , non-seukment du flancsimple - mais auflî des casemates :néanmoins s'il arrívoit qu’on fîtquelque brèche y on y tireroitdesretranebemens en angles failians &rentrans.
Dans tous ces dissérens reuan-chemens > on doit s'approcher leplus près qu’il est possble du para-pet des bastions , Sc de leurs rui-nes, à fin de battre en flanc &de revers ceux qui y viencîroicmà Pasiàut, Sc d’ctre à Pabri de leurscanons. Mais lorsque la tête de labrèche est tellement découverte ,que te canon des asségeans décou-vre tout lc desiùs ; on y préparequelque fougade , Sc dans le corpsdes bastions on y fait un retran-chement.
L’usage de faire brèche à coupsde canon consomme moins d’hom-mes , que celui de la faire parPeffet de la mine , parce qu’il estinutile de prendre des établiflè-mens dans les foflës secs , poursoutenir le Mineur , & que si lefoíïë est plein d’eau , les décom-bres causées par l’esset du canon,en comblent une partie*
Au siège de Cbarleroi en 1693.on a fait des traverses dansle fonddu foflë sec pour soutenir lc piedde la brèche. Ce retranchementétoit fait à Pangle flanqué du bas-tion qu’on avoit ouvert. Ainsi ,dit M. de Feuquiere, si la défenseavoit été plus opiniâtre , il au-roit été nécessure pour monter àPassaut , de sc prolonger sur la ttredu chemin couvert, & d'embrai-íer Pangle saillant de la contres-