du r. Mai ijzi , parce qu'ils n’é-toicw plus dans Jcs troupes le i.Septembre 1715 , quoiqu’ils eus-sent des services antérieurs : aumoyen de quoi il ne fallut que qua-tre - vingt - seize Gentilshommespour achever le nombre de centpar compagnie.
On ne recevoir aucun Cadet dansces compagnies , qu’il ne fût Gen-tilhomme , & en état de prouverfa noblesse par quatre Gentilshom-mes qualifiés de PEltction où ilétoit domicilié » dont le certificatdevoir erre visé par f Intendant dela Province. Les dis de Capitai-nes & autres Officiers des troupes,y étoient reçus fur la preuve duservice actuel de leur pere , ou dcfa mort au Service.
Aucun Cadet n'y étoit admisqssil n’eut sage de quinze h seizeans , & non au-dessus de vingtans. Les Sergensmontoientdans lafuite aux Sous-Licutenances, & lesSous-Lieutetvms aux Lieutenances,quand par leur capacité & bonneconduite ils s’en rendoient dignes.
II y avoir dans chaque compa-gnie un Aumônier , chargé demontrer à lire Sc à écrire aux Ca-dets. Ils avoient un Maître deMathématiques , qui leur appre-noit aussi à dessiner , un Maîtred’armes , & un Maître à danser.
Ces six compagnies étoient pla-cées dans les citadelles de Cam-brai , Metz , Strasbourg » Perpi-gnan , Bayonne, & l’autre an châ-teau de Caen. Quand Sa Majestéfáilbit marcher ses Milices fur lesfrontières, on prenoit de ces Gen-tilshommes Cadets pour remplirles Sous-Lieurenances des compa-gnies de Milices, & lesSous-Licu-tenans de compagnies de Gentils-hommes prenoient les Lieutenan-tes des compagnies de Milices quikur avoient été destinées»
Les Lieutenans fortoîent aussipour aller faire leurs fonctions dcSous-Inspecteurs , & les Capitai-nes celles d’Infpecteurs fur îefdi-tes Milices. Lorsque la Milice étoicrenvoyée dans les Provinces ouGénéralités , les Gentilshommesretournoient aussi avec leurs Of-ficiers dans les citadelles ou châ-*teaux d’où ils avoient été tirés.
L’habiliement de ces six compa-gnies de Gentilshommes étoit auxdépens du Roi. Les Sergcns &Cadets avoient un juste-au-corpsde drap bleu , avec la doublured’écarlate , & les boutons de cui-vre doré , la veste & la culotede drap d’écarlate , les bas rou-ges , Sc un chapeau bordé d*ungalon d’or fin. 11 ne se faisoicpoint He retenue sur leur solde pourla masiè.
Par une Ordonnance du zz Août1718. les Capitaines de ces com-pagnies avoient seuls inspectionsur elles pour la discipline inté-rieure , sans que les Gouverneursdes citadelles , ou Places où ellesétoient , pussent rien exiger à cet: égard. Pour ne point détourner lesCadets de leurs exercices, le Com-missure des Guerres en faisoit larevue le Dimanche. Ils ne riroientpoint leurs postes avec les autrestroupes de la garnison, & ils fai-soient leur service séparément. Ala parade , aussi-bien que dans lesautres occasions où la compagniese trouvoit avec d*autres troupes %elles étoient placées à la droite ,en laissant une distance emr’elle &les autres troupes.
Ces compagnies battoient lamarche des compagnies des Mous-quetaires du Roi. Les Lieutenansy tenoient rang de Capitaines enpied d’Infanterie ; les Sous-Lieu-tenans celui de Lieutenans enpied ; ces Ueutenarw tie mon-