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visiter , 8c de leur donner promp-tement des ordres en cas de né-cessité,
11 ne doit point fe retirer dansfa tente , cju’il n’ait vu arriver ledernier caisson , & même s’il ap-prend que quelques-uns soient de-meurés en chemin à la vue ducamp, il est de son devoir de dé-tacher partie des Hauts-le-pied deséquipages - 8c d’aller avec eux poutîes faire venir : s’ils font trop éloi-gnés , il doit en donner avis auMunitionnaire , qui doit aussi-tôten parler au Général de Farinée ,zfiii qu’il envoie ordre au Com-mandant de Farriere-garde d’avoírfoin de les faire arriver.
On n’abandonne jamais de cais-son que l’ennemí puisse prendre ;Sc s’st arrive qu’une charrette ferompe tout-à-fait , & que dansune marche précipitée on se voiedans Fimpo/ïibilité de charger lecaisson à la queue ohm autre , cequi íe peut quand on en a le tems,on y doit mettre le feu, 8c à lacharrette aussi > dont on drefïè unProcès-verbal , qu’on fait certifierpar le Commandant de Fefcorte ,& ensuite par le Commiílàire desguerres , Subdélégué de lTnten-dant.
Lorsque tous les caissons fontarrivés , le Capitaine général-vaau quartier du Roi en rendrecompte au Capitaine général desvivres-, &ii reçoit ses ordres tou-chant ce qu’il a à faire pour leséquipages.
C’eít aux Capitaines d’équipa-ges à faire préparer 8c néttoyer laquantité de caissons qui leur fontordonnés, fans en augmenter letiombre d’un seul, sous prétexted’ypporter des provisions pour eux,ou de faire plaisir à des Officiers,
Ils doivent choisir les meilleurst&ijsons t c’est - à - dire , ceux qui.
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font les mieux clos par-dessus, 8coù la pluie peut le moins entrer ,pour y mettre le pain frais , c’est-à-dire , le dernier cuit. Quant auxautres caijsons , on les prend defuite , autant qu’il est possible, 8cselon les lettres de Falphabet dontils font numérotés, asm que celane fa (Te point de confusion dansles Lettres de voitures , ni d’er*reur dans la distribution.
Shl y a des caissons qui aientvoìturé des Soldats malades , 1cCapitaine général ne doit pas fecontenter de Jes faire nettoyer , ilfaut encore qu’il y faste brûler dela paille & de la poudre, pour enôter le mauvais air.
* CAISSON, en terme de Mi-neur : Ce font dc petits coffres dedeux ou trois pieds de long, furun pied & demi de large , quel’on remplit de poudre, Ón y metle feu comme aux mines par lemoyen d’un saucistòn.
CAISSON., sur mer : Ce sontles coffres , qui font attachés furle revers de Farriere d’un vaisseau.IJ y a aussi des caissons , ou cof-fres , ou caisses, où l’on tient lezartifices.
CAJUTES : On appelle ainsiles lits des vaisseaux qui font, laplupart, eruboé'tés autour du na-vire.
* CALAMINE 3 pierre ou fossilebitumineux , qui fe nomme aussiCadmie , & qui donne une teinturejaune au cuivre rouge. On l’em-ploie fur tout dans Falliage des mé-taux dont on fait le bronze. Lacalamine fe trouve près des minesde plomb. On en fait d’artifìcieìle ,8c de plusieurs fortes , dont cellesqui se nomment Compholix 8cSpode sont le plus en usage.
* CALAT R A VE. Ordre mi-litaire rì’Efpagne. Fqyef ORDRESMILITAIRES»
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