Band 
Tome premier.
Seite
290
JPEG-Download
 

clìées de fer , quatre franches defer , avec les passeiles de haut, &les échamignoìes de quatre pou-ces de long , avec quatre chevillesà chacune.

Le bandage des roues est deâix-huit pieds de long fur deuxpouces de large , pesant avec leclou cent vingt livres, poids demarc.

Comme tout ce qui dépend decette voiture doit être solide pourrésister à la fatigue qu’elîe souffre,il faut que Tessieu qui la porte soitde fer, pesant du moins cent vingtlivres,poids de marc.

II doit y avoir six pieds deuxpouces de long, mesure de Roi ,pour revenir à six pieds francs en-çte les deux yeux ; fa largeur aucorps est de deux pieds dix pouçes francs ; la largeur de chaque'iras, compris l’ceil , de vingt pouces. 11 faut le faire percer à laforge 1c plus près du bout qu’il sepourra , fans altérer fa force, & ,observer que tout le fer qu’on em - ,ploie à cet ouvrage soit fort liant. .

t/n caisson tout monté sur sacharrette & bien conditionné- revient à £8 livres ou environ. Sil’on veut faire servir Jes caissonsune seconde campagne , il est im-portant pour la conservation qu’onîes faíïè accommoder soigneuse-ment * & l’on doit faire coler &clouer de la toile cirée sur toutes2es fentes du couvercle ; ians cela2e Mumtionnaire rilque une gran-de perte.

II y a quatre chevaux à chaquecaisson , fous la conduite d’un Char-retier. Comme il y a vingt - cinqcaissons par équipage, chaque équi-page est de cent chevaux. Mais onne fait servir ordinairement quevingt-quatre caissons , le vingt-cin-guieme étant employé pour por-te* ks hardeí des Officiers de l'é-

quipage , îes drogues & les ustefllsiles. Cependant on reprend libre-ment ce caisson , lorsqu’on en a unbesoin indiJpensable, & l’on char-ge toutes ccs bardes & ccs usten-siles du mieux qu’on peut devant& derrière les autres caissons.

Les Officiers d’un équipage decaissons font, un Capitaine, quitouche par mois 150 livres; deuxConducteurs, chacun 30 écus; unMaréchal , 45 livres ; un Bourre-lier, autant; un Charron , autant;vingt - cinq Charretiers , à chacun20 fols par jour ; quatre Hauts*ie-pied , pour remplacer les Char-retiers malades, qui ont auslì iófols chacun.

Par équipage de caissons , il ya encore quatre chevaux hauts-le-pied , pour remplacer ceux quipeuvent devenir malades, Le Roine paye point ces chevaux , quoi-qu’ils paíiem en revue > parce qu’ilsfont surnuméraires , & mis seu-lement pour soutenir le service.

Le premier jour que les équi-pages marchent en Corps d’armée,s’ils ne suivent pas ^artillerie ,comme c’ett l’usage , le Capitainegénéral a soin de demander un; Guide au Capitaine des Guides.Quand les caissons approchent ducamp, un ( ommis à qui on donnele titre de Maréchal des logis desvivres » montre au Capitaine gé-néral le terrein qui a été marquépar le Maréchal général des logisdésarmée, pour placer les cais-sons, On le choisit toujours 1 cplus près de l'artillerie qu’on peut,asin qu’ils soient à couvert de làmême garde.

Les vivres ne campent jamaisen écurie , quelque grandeur deterrein qu’ils aient. Le Capitainegénéral se campe au milieu detous les équipages , autant qu’iî lepeut, asm d’être à portée pour les