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de les enfoncer cn terre jufqu’aumoyeu, & d’en entourer ainsi toutZe u r camp , en y ajoutant des pa-lisîàdes dans les endroits où cesroues ne suffifoient pas. Cette in-vention aíìèz naturelle, leur épar-«noit la peine de porter avec euxdes palisiàdes, & d’en fake un sigrand nombre.
Un Général, qui par la diffi-culté des entreprises , n’a qu'uneguerre de campagne à faire , cher-che par les camps qu’il prend , lesoccasions de combattre l’ennemiavec avantage , en cas que celaconvienne aux intérêts d u Prince >ou seulement des camps commo-des pour la subsistance de son ar-mée.
Dans le commencement d’unecampagne , il a pour objet princi-pal la conservation & la santé deshommes & des chevaux.
Pour cela il fait placer son campcn lieux sains , commodes pour lafourniture des vivres , voisins desprairies, ou Ton puiílè herber lesjeunes chevaux , que le change-ment de nourriture abat aisément.Son camp ne doit pas être d’unegrande garde , asin de ne pas fa-tiguer l’armée fans raison.
C’est presque toujours dans lechoix des camps & des postes ,que résident les succès de la cam-pagne. On y doit observer la com-munication libre & facile avec lesPlaces , dont on doit tirer les sub-sistances & les commodités del'armée , la jalousie qu’ils donnenth l’ennemi , le pays ennemi qu’ilsouvrent, le pays ami qu’ils cou-vrent , & les avantages qu’ils don-nent , soiî pour forcer l’ennemi àcombattre avec désavantage en l’o-bligeant à nous venir chercher dansmi camp où l’on se sera accommo-dé, toit pour se trouvera portéeà le combattre dans un Heu dé-
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1 favantageux , où il aura été forcéde se placer.
* CAMP RETRANCHÉ :Quand on a des raisons qui dé-terminent à tenir un plus grandnombre de troupes ensemble , onconstruit pour leur sûreté un campretranché ( dit VIngenieur de cam*pagne , page 71. )
Les Grecs & les Romains , laplupart des autres Nations , fai-soient tarementquelque séjour dansun lieu fans s’y retrancher. Maisles camps retranchés , tels qu’iísfont aujourd’hui » font d’une in-vention plus moderne : on la doit»à ce que l’on pense , à M. lc Ma-réchal de Vauban. L’on en a élevéde son tems fous Namur , fousAtb, fous Lauterbourg , fous Dun-kerque. Ce Général ne craint pasde dire qu’il voudroit que l’on enfìt faire d’avance fous toutes lesPlaces frontières. Le principal ob-jet qu’il se propose en cela , est demettre l’ennemi hors d’état d’enentreprendre le siège, ou du moinsde l’exposer à un danger évidentde ne pas réussir.
L’on n’a pas fait jusqu’à pré-sent de camp retranché que ce nefût sous une Place , bonne ou mau-vaise. Elle lui sert de retraite &d’appui au besoin. II en tire Tail-leurs bien des secours nécesiàires :il n’est guéres de terrein qu’on nemette en état de défense. Mai*l’on doit principalement en excep-ter ceux qui font vus ou dominésà une certaine distance , en cequ’on ne peut y faire des manœu-vres , qu’elles ne soient apperçues,& que Tailleurs les parapets necouvrent point autant qu’ils le doi-vent. Les endroits bas, maréca-geux , mal sains , & cewx où sonmanqueroit d’eau pour les hom-mes Sc les chevaux , doivent êtrepareillement rejettés,