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Ton armée, que par un fossé deterre.
Nous n’avons pas suivi, dès lecommencement de la Monarchie ,fexemple des Romains dans la for-mation des camps ; & la Gaule neíournislànt plus de bois à foison ,comme la Germanie » pour se re-trancher en abattis, nous n'eumespas de peine à perdre totalementi'usage de camper en champ fermé.
Du tems de Charles V. ce n’é-toit guéres la mode de se retran-cher en campagne , d'une maniéréqui rendît un camp inaccessible auxennemis. Ce fut dans les guerresst’Italie fous Louis Xlí. que fu-sa ge en vint. Mais depuis le régnéde Louis XIV. on a porté fart &la régularité des campemens , 8cla police des armées à la plus hauteperfection.
L’application & fhabileté desIngénieurs font dresser des campsavec autant de justesse & d’ordon-nance , que des villes , dont ilstraceroient des plans à loisir pourles bâtir.
Nos camps ont de la reílòin-blance aux camps Romains enplusieurs choies, Ce qu’ils appel-ïoient le Prétoire , est ce que nousappelions aujourd’hui le Quartiergénéral , c’est-à-dire , Tendron oùcampe le Général ; mais quant àFassictte , à la figure , à fétenduedu camp , il n’y a rien de déter-miné.
On se régie sur les circonstan-ces & fur les conjonctures , quivarient toujours. La disposition duterrein , le nombre des troupes ,qui est plus ou moins grand , oùil y a tantôt plus de Cavalerie &.moins d’Infmterie , tantôt plusd’Infanterie & moins de Cavale-rie; la force de farinée ennemie*;la proximité, ou son éloignement ;&s vues du Général ^ qui tantôt
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a defiein de combattre , tantôtd’éviter le combat, lui font pren-dre ses avantages , soir pour la dé-fensive , soit pour fossensive.
Si l’on volt dans f Histoire Ro-maine des figures de camps déter-minées en quarté ou en ovale »c’est que le Général étoit tout-à-fait maître dc choisir son terrein.Mais íl est vraisemblable que lesRomains smvoient les mêmes ré-gies que nous suivons.
Une armée campe ordinaire-ment fur deux lignes, dont on tâ-che d’apppuyer la droite & la gau-che à quelque riviere ou à quelqueruiíîèau > ou à des marais, à deshauteurs dont on se saisit, où sonjette de TJnfanterie ou des Dra-gons.
On place ordinairement Tartil-lerie devant le centre de la pre-mière ligne. Si c’est un camp àdemeure , on la distribue aux ai-les , 8c le long des lignes 9 selonqu’on le juge à propos , par rap-port au terrein. Toutes les com-munications font libres dans toutefétendue du camp , pour que lestroupes puissent aisément se ren-dre partout.
Le Quartier général est au cen-tre de Tarmée , autant qu’il estpossible t afin que le Général puiiîëaisément se transporter , & don-ner ses ordres à la droite & à lagauche. Les Romains le mettoiemau haut du camp.
Le champ de bataille où l’onrange Tarmée , en cas que senne-mi survienne , est à la tête ducamp , & aslèz près pour que l’en-nemi ne vienne pas s’en empa-rer.
Je ne dois pas oublier de direici, qu’on voit une maniéré par-ticulière de se retrancher des pre-miers François , qui étoit de pren-. dre les rsues de leurs chariots f