ou trop étendu. Vour éviter eesdeux grandes extrémités» on prendle terrein convenable pour le corpsd^un bataillon , y compris ses in-tervalles , que l'on laisse fur lagauche à proportion delaquantitéde pas , qu’il reste de surplus. Sile tcms le permet les Sergens decampement doivent marquer pardétail & par rues les places destentes de chaque compagnie , asinque cela soit fait quand le régimentarrive.
Néanmoins il y a quelquefoiscertaines occasions , où le Géné-ral de l’armée voulant fort étendreson camp , fait donner beaucoupde terrein à chaque bataillon : ence cas , on compte le nombre depas que contient celui que l'ondoit occuper & on fe réglé lâ‘dessuspar un calcul de multiplicationpour s'étendre. De même fi leterrein , qu’on doit occuper est fortresserré, on se resserre à proportionpar une soustraction juste. Pourlors on ne se sert plus de marquesfaites au grand cordeau ; il nesert que pour aligner ; & l'on mar-que suivant le nombre des pas,qu'on doit donner aux grandes rues,& selon ccs supputations, en obser-vant que soit que Pon étende , ouque l'on resserre un camp , il faut3e faire par les intervalles , & parles grandes rues , fans jamaistoucher à la distance des petites ,parce que les compagniesadossées,doivent toujours être comme join-tes ensemble : c'est ce qui donneïa bonne grâce à un camp , & iln'est jamais mieux , ni fi commo-de , que lorsque les grandes ruesfont spacieuses.
Quand le camp est marqué, lesSergens , ou Fourriers du campe-ment doivent le garder,jusques à ceque leur régiment en ait pris pos-session , L en attendant, empêcher
que les troupes ou les équipagesne marchent à travers ; ce qui ar-rache , & dérange les fiches. Onles fait passer par les intervalles.Le régiment arrivé, & mis enbataille à la tête du terrein où ildoit camper , les Sergens doiventdétacher leur Fourrier pour allerplanter le faisceau d’avmes. Pen-dant ce tems ils font fournir lesdétachemens , & remplacementdu piquet, & empêchent qu'aucunSoldat ne forte de son rang sousaucun prétexte.
Fnsuitc ils exécutent les com-mandemensdu Major pour entrerdans le camp en bon ordre , obli-geant les Soldats en y arrivant demettre leurs armes aux faisceaux,les Caporaux ou le Fourrier de lescouvrir avec le manteau d’armes,&d’éviter les accidens,qui peuventarriver - lorsque les Soldats n’ontpoint de faisceaux plantés ; car ence cas ils les jettent par terre,les gâtent, & souvent les cassentpar ^empressement qu’ils ont d’al-ler à la paille, au bois , à Peau , &aux autres choses qui leur font né-cessaires , au lieu que les armesétant mises en arrivant aux fais-ceaux y font en sûreté & gardéspar les Sentinelles. Cela fait mê-me que la tête du camp paroìt d’a-bord dans une forme convena-ble.
Les Sergens doivent encore avecdiligence faire tendre les tentesde leurs compagnies bien alignéespar le front de bandiere , les rues& le fond du bataillon , & fairefaire les cuisines aux places mar-quées ayant attention d’empêcherqu'on ne fasse feu ailleurs. Dès queles Soldats ont achevé de cam-per , on fait balayer les rues à laqueue , & à la te te du camp,tout ^espace du front de bandiere ,