kîux faisceaux, & vingt pas enavant.
Mais si la brigade , dont on est,doit fermer la gauche d’une ligne,les bataillons qui la composent,doivent camper en colonne ren-versée , c'est-à-dire que le Chef debrigade ferme la gauche , & en-suite les bataillons les plus anciensde cette brigade : mais les Compa-gnies des bataillons ne doiventpoint se renverser , ni changerleur ordre naturel » & il faut queleur drapeau colonel soir, à Tordi-naire ,à la droite de chaque batail-lon.
Dans les troupes Impériales >Angìoises , & Hollandoises , lesOfficiers Majors de campementmenent avec eux un Fourrier parcompagnie , qui porte une petitehanderolle fur laquelle est écrit lenom du régiment , & celui de lacompagnie, & avec quoi il marquela place de la fourche de la pre-mière tente de sa compagnie , furlaquelle il aligne , & marque laplace du faisceau des armes & cel-les des autres tentes. Un camp enest bien plutôt marqué , Tordre enest meilleur , chacun en reconnoîtmieux son poste , ou celui des au-tres , & il semble qu’il ne peut y Iavoir dans cette méthode que dubon. Voyeç CORDEAU. i
* On peut, furies différentes si- >tuations pour camper les arméesL pour combattre , consulter lesReveries de M. le Maréchal de$axeTí)7fl. VI, dufecond vol. édit.de Paris i/r-ir. 8c la Science deh Guerre de M. le Baron d’£/-pagnac , Tome. I. Chap. ô. pag.
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♦CAMPEMENT des Turcs.Quoique les Turcs soient naturel-lement rudes & grossiers , ils netaillent pas que d'aimer la propreté^Tordre dans de certaines choses,
principalement dans leurs campe-ment. 11 n'y a rien de si bien dis-tribué , ni de si propre que leurcamp: fur-tout lorsque le Grand-Seigneur , ou que le premier Vi-sir y font en personne ; car alorson y voit plus de soixante milletentes ornées de leurs banderolle*de diverses couleurs , dressées furchaque côté des rues > & des pla-ces publiques avec tant de symé-trie » qu'il semble , que les fíour-tagders , ou Tapissiers ayent vou-lu jetter le plan d’une Ville régu-lière.
L'industrìe de ces Tapissiers estadmirable pour bien dresser unetente , quoiqu’clíes ayent d’ordi-naire deux couvertures, une, quifait le corps de la tente , une au-tre , qui est tendue un pied pardessus la premiere » pour arrêterpar cette élévation l’impétuosirédu vent, & faciliter la chute de lapluie , ce qui demande un très-gtand nombre de cordes , qu'ilsfçavent si adroitement cntrelasserles unes dans Jes autres , que celaseul en défend Pavenue , de sortequ’on n'y sçauroit entrer que ducôté ou est la porte.
Elles sont d’ordinaire très-bel*les , doublées par dedans de quel-que étoffe riche, avec des tapis 8ccoussins comte terre. II y en a quiont plusieurs apparremens ména-gés , & distribués pour différensoffices , comme font les apparte-mens d’un Hôtel bien bâti.
Les Grands - Seigneurs Turcsont d’ordínaire une double tentu-re , asin que pendant qu’ils fontdans un poste, leurs Tapissierspuiífèm préparer d’autres tentesdans les lieux où Ton veut ensuitevenir camper.
Quand ils campent dans un lieupour plusieurs jours , ils environ-nent leur camp d’un fossé dont ils
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