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Tome premier.
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sont d’un grand secours à farinée.Ce mot vient de Cantina ., qui enEspagnol & en Italien veut dire lamême chose.

CANTINE , ou Cabaret , ou3 a Garnison dans une Ville de guer-re a le privilège d’avoir de Teau-de-vie , du vin & de la bierre, àfceaucoup meilleur marché que dansles cabarets &, dans les autres lieuxde la Ville. Les citadelles , lesforts, les forteresses & châteaux ,ont pour la plupart droit de can-tine.

CANTINE du Tabac. Par uneOrdonnance du z2 Juillet 1720 ,Je Roi a fait établir un nombresuffisant de cantines » pour y four-nir à ses troupes Je tabac néces-saire pour leur consommation.

* CANTONNÉ, En architectureon dit qu’un bâtiment est canton-né , quand son encoignure est or-née d’une colonne ou d’un pilas-tre angulaire , ou de chaînes depierres de refend en liaison , oude búi'íàges , ou de queiqu’autrecorps qui excede îe nud du mur,

CANTONNEMENT , est unrepos que l’on procure aux troupescn différens Villages contigus, &autant qu’on peut fur une mêmeligne, faisant face à Pennemi, oùelles sont logées & baraquées. Iiy a cette différence entre canton-nement & quartier , que le pre-mier ne se fait que pour procurerlin rafraîchissement passager à unearmée fatiguée , & que le servicecontinue de s’y faire comme encampagne , & que dans le second3 e service se fait comme dans lesPlaces. On se sert , par exemple ,du Qui vive dans le premier cas ,& du va là dans le second.

* II y a trois cas , dit M. leBaron d’Efpagnac, {Suite de VEssaifur la science de laguerre , tom. 5.x-F> ,ZI.) o« «n Gégfful irn

d’ordinaire son armée en canton*nement ; premieremem en entrantde bonne heure en campagne j Lil peut avoir pour lors deux ob-jets à la fois , Pobjet militaire,& Pobjet des subsistances : deu-xiemement, quand , une arméeayant fait un siège avant la saison,le Général d’armée qui a fait lesiège, veut faire reposer ses trou-pes » en attendant que les fourra-ges soient assez grands pour sub-sister en campagne : enfin lorsqueParriere saison étant pluvieuse, &ies fourrages fort rares , un Gé-néral veut mettre son armée àfabri du mauvais rems, 8 c la fairesubsister jusqu’à ce qu’il voie quePennemi a séparé la sienne. 11 ya des précautions à prendre pourse mettre à Pabri de toute insultedans ces cantonnemens , & en-suite des dispositions pour les at-taquer. Voye% l’Ouvrage ci-dessuscité , où font rapportées les réfle-xions de M. de Puyfegur fur Pat-raque des quartiers à Mariendal &à Bleneau , & Pextraic de PEssaífur P Art de la guerre par M. leComte Turpin. On y trouve desdétails intéressans fur les précau-tions à prendre pour la fureté descantonnemens , & fur celles quifont convenables pour les atta-quer.

* CANTONNER une armée :Ce n'est rien autre chose que departager les régimens dans les Vil-les Sc Villages qui font à portée dePendroit où Pon doit camper, ouque l’on doit garder , & cela demaniéré que Pon puisse les rassem-bler tous. Les endroits où l’onsçait y avoir plus de fourrages »& qui sonc entieremenr dans laplaine » doivent être marqués pourìa Cavalerie , les autres fur deshauteurs , ou dans des vallées ,pour rinfànteriç» On peut can-*.