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tonner avant que de commencer lacampagne lorsque par la sai-son trop froide on ne peut reliercampé.
Dans quelque occasion que se fas-se le cantonnement , sa dispositiondoit être faite avec art. C’estau Général à en faire le partageavec le Maréchal général des lo-gis , que les Etrangers appellentQuartier Maître général , fur lacarte du pays qu’ií a en vue , oude conquérir , ou de défendre ,logeant les régimens de maniéréqu'ils ne puissent pas courir ris-que d'être surpris & enlevés parPennemi. Les lieux de cantonne-ment doivent être favorables à sesidées , soit pour l’attaque - ou pouria défense.
Dès qu'il est réglé, il en faitdistribuer le partage aux brigades ,auxqueîles il donne sor dr e de par-tir les unes après les autres pouréviter la confusion dans les mar-ches. Lorsque les Commandansdes corps sçavent le lieu de ladestination de leurs régimens, unjour avant que de se mettre enmarche , ils envoient un Maréchaldes logis , ou Quartier-Maître , &un Aide-Major , marquer les lo-gemens dans ces lieux , soit pourla troupe , soit pour les Officiers.11s examinent Paillette du lieu &des endroits pour poster les grand’-gardes , afin qu'en arrivant l'onn'ait pas de peine d’abord à êtreà couvert.
Si le village étoit près de l'en-nemi , & éloigné des autres , ilfaut s'y retrancher avec un bonfolié bien palisladé , pour Paffùrercontre les surprises. On oblige lescommunes à fournir , avec lesmaisons , la paille pour les Sol-dats , le bois & le fourrage pourles chevaux. Pour la conservationdu pays où l'on doit subsister, il
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faut, autant que Ton peut, conte*nir le Soldat dans le devoir.
On place des grands-gardes auxavenues où il y auroit à craindre*S’il n’y a pas de maisons peur lesmettre à couvert du mauvaistems , on oblige les Syndics defaire faire des baraques de bois.
En hyver on nomme le can*tonnement Quartier d’hyver. C’estproprement un repos que Potidonne aux régimens fatigués desopérations de la campagne , pourpouvoir se rétablir dans le temsque les neiges , les pluies conti-nuelles , les boues & les froidsexcessifs obligent à sc retirer.
Si cependant on avoit entreprisquelque siège , ou si l'on étoit pro-che de i’armée ennemie , qui nepenseroit pas aux Quartiers d’hy-ver , ce seroit une imprudence definir un siège , & de laisser le payslibre à l'ennemi , qui ne manque-roit pas de profiter de cette re-traite pour s'avancer, & recouvrerce qu'il auroit perdu. Lever cntic-rement un siège par rapport à lasaison , c'est une chose qui arriverarement, à moins que les en-droits ne soient sujets aux inon-dations , & que l’armée ne cou-rût risque d’être noyée : alors ccseroit une grande imprudence done la point retirer du danger.C’est ce qui fait qu’il est bon decommencer les sièges de bonneheure , & de les pouffer avec vi-gueur , comme on fit en 1747.celui de Berg-op-Zoom, afin d’êtremaître des Places que l'on veutconquérir > avant l’arrivée d u mau-vais tems & de í'arriere-saison.
Mais quand le pays ne donneaucune crainte , alors on fait agirles régimens , & l'on poursuit lesiège , ou bien on reste campéjusqssà ce qu'on voie l'armée en-nemie se retirer , mais on prend