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Tome premier.
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tîe PTntendant ou duCommîsiaïre,ìl fait la sienne fort exactement,jusqu'au moindre ustensile. II laporte sur un registre cotté & pa-raphé que le Directeur général desvivres lui a donné ; & comme ilçonnoît les équipages ou l'on arebuté des chevaux , il tient lamain à ce qu’on les remplace auplutôt.

Lorsque les équipages des vivresfont en marche en corps d’armée ,il a un foin particulier de fairealler à la tête fort doucement. S’i!arrive un mauvais pas étant à latête , il fait avertir successivementceux qui suivent , & si sa présen-ce est nécesiàire , il y demeurepour enseigner aux Capitaines Scaux Conducteurs à s'en tirer, re-tenant auprès de lui plusieurs Ou-vriers , soit pour raccommoder lechemin qu'on a fait , & qui serompt par la quantité des charroisqui paíîènt, soit pour faire aiderau pasiage, tant à pouffer la roue ,qu'à animer les chevaux.

Si le Capitaine général quitte latête , c'eA pour voir défiler leséquipages , & remarquer si chacunest dans son poste , & fait son de-voir. II recommande à ses Offi-ciers , 8c lui - même y doit tenirla main , de ne se point laisserçouper par aucuns équipages,quandmême ils appartiendroient auxGénéraux ; & s’ils se mettoienten état de faire violence , il doitavoir recours à Pescorte que l'oncommande pour la conduite descaisibns.

Quand les caisibns approchentdu camp , c'est au Capitaine géné-ral à prendre foin lui-même defaire parquer les Capitaines deséquipages , à mesure qu’íls arri-vent , Sc l'un près de Pautre , fanssouffrir qu’ils se dispersent. II saitformer le parc en, rond S faisant

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mettre Iss charrettes à la queue ,& ne laissant pour pasiage qu’uneouverture de la largeur d’un cais-son , qu’on ferme la nuit avec uneprolonge : ainsi les chevaux fonten fureté au-dedans de ces parcs ,quand ils se détachent ; ce qui ar-rive souvent.

Le Capitaine génêra.1 doit cam-per au milieu des équipages autantqu'il le peut , asin d’être à portéede les visiter , & de leur donnerpromptement des ordres , en casde nécessité. 11 nc doit point feretirer dans fa tente , qu’il n’ait vûarriver le dernier caistòn.

S’il apprend que quelques-unssoient demeurés en chemin à lavue du camp, il est obligé de dé*tacher partie des Haurs-le-pied deséquipages qui font arrivés , & d’al-ler avec eux pour les faire venir.Mais s’ils sont trop éloignés , ilen donne avis au Directeur géné-ral des vivres , qui va aussitôt enparler au Général de Parmée,asinqu’il envoie ordre au Commandantde Parriere-garde , d’avoir foin deles faire arriver.

Lorsque tous les caissons font ar-rivés , ìe Capitaine général va auquartier du Roi en rendre compteau Directeur général des vivres :il reçoit ses ordres touchant cequ’il a à faire pour les équipages ;par exemple , d'aller au fourrage »s'ils ìPont pas fourragé en che-min.

Un de ses principaux foins estla subsistance de ses équipages ; ilfaut qu’il y longe fans cesiè, & qu'ilsoulage en cela Pesprit du Direc-teur , qu’il doit suivre tous lessoirs, lorsqu’il va à PordrecbezleGénéral, II doit se faire connoîtredes Officiers généraux , asin deleur parler dans Poccasion j ce quiarrive souvent , parce qu’ils com-mandent les- escortes des four-