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rageurs , lorsqu'elles font fortes.
Quand il y a fourrage , il rap-prend à Tordre. Sçachant Theure& Tendroit où il doit se trouverle lendemain pour proíîcer de Tes-corte , il en informe les Capitai-nes des équipages. Pour cet effet,i!s observent de se rendre à satente tous les soirs à son retourde Tordre , afin qu'ils sçaçhent cequ'ils ont à faire.
Au lieu où Ton doit faire le four-rage , le Capitaine général met lesgens en besogne dans les endroitsqu'on lui a montrés > 8c il posteles Officiers des équipages aux en-virons , pour empêcher les char-retiers & les valets de s’écarter& d’aller en maraude , au lieu defaucher ; ce qui est de consé-quence.
Après les fourrages , ce font lesconvois où le Capitaine généraltravaille le plus. II vient chaqueloir à Tordre chez le Directeurgénéral des vivres, où il est avertiquand on en doit faire, & du nom-bre de caillons qu’il doit fournir,ou de charrettes fans caissons ; &pour exécuter régulièrement cequ'on lui ordonne à ce sujet, desqu’il est arrivé à fa tente , il prendía plume , & fait une répartitionpar équipages du nombre qu'onlui demande.
Quand les caissons font arrivés,c’est au Capitaine général à en fai-re la revue , pour connoître sichaque Capitaine a fourni le nom-bre qui lui a été ordonné au camp,& dans les meilleurs caissons ilfait mettre le pain frais , 8c la fa-rine sine pour les Officiers géné-raux. Ensuite il fait défiler les au-tres vers les fours en nombre suf-fisant pour charger sans confusion,tenant la main à ce que les Ca-pitaines & les Conducteurs ne lesabandonnent point, & qu'ils comp-
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tent le paîn eux-mêmes, fans sssier aux charretiers.
Quand le chargement est fait,le Capitaine général est exact àfaire partir les caillons » soit lanuit, soit le jour , aux heures quilui font prescrites , ce qu'on nemanque pas de lui donner parécrit ; & il en use de même avecses Capitaines.
Quand il n'y a ni convoi nifourrage ordonné, il doit fe leverdu matin , faire fa ronde danstous les parcs , prendre garde siles Capitaines voient étriller leurschevaux, si ceux-ci lont bien pansés,s’ils boivent à Theure ordinaire »mangent Tavoine. En faisant cetteronde , il doit prendre garde siles charretiers ont apporté suffi-samment du fourrage , & s’il estbien choisi.
Chaque semaine au moins ildoit faire la visite des équipages.Chaque mois les Capitaines luidoivent donner un état de la con-sommation de Tavoine, des cuirs,médicamens , & autres choses. I)est obligé de visiter les chevaux »& si les Capitaines , conducteurs& autres les négligent, il en faitson rapport au Directeur généraldes vivres.
Si dans un convoi , dans unfourrage , ou autrement, f ennemia pris ou tué des chevaux , pilléou brûlé les charrettes & les mu-nitions , il aide aux Capitaines àdresser leur procès verbal. Chaquesoir il doit rendre un compte exactau Directeur de ce qui est arrivéde nouveau dans les équipages,
C’est à lui à tenir exactement lamain à ce que les reglemens faitspour la police des équipages, soientexécutés. Quand un charretiertombe malade , il lui doit donnerun billet pour aller à Thôpital, &1 si le nombre des charretiers dirai-