fort & compact n’avoít gucresplus de deux pieds, & qui poussoirun globe de matières combustibles ,pesant trois livres , jusqu’à cin*quantc-cinq toises. Voyez l’ouvra-gcci-deflus cité pag. 157.
* CATHKTE, mot grec quilignifie le plomb d\m Maçon , Lqu’on emploie pour signifier une li-gne qui tombe perpendiculairementfur une autre. On dit cncatop-trique , cacheté d'incidence , 8 ccacheté de réjlexien. Toute lignequi, tombant fur une autre , formeun angle droit, iè nomme lignecathtcique.
*CATOPTRIÇ)UE : C'est lascience de la vision réfléchie ,ou partie de l’opcique , qui expliquela réflexion des rayons de lumiè-re par ses principes & ses effets.
CATURS : Ce sont des vais-seaux de guerre de fiantam quisont courbes 8 c aigus par les bouts,Sc qui portent une voile tiílùdd’herbes & de feuilles d'arbres.
* CAVALERIE : C’eít avecraison , que ceux qui ont du ser-vice appellent la Cavalerie ic brasdroit des armées : en effet c’elttle ia Cavalerie que dépend d’or-dinaire le bon succès des batailles,8 c des plus importantes entrepri-ses , & Pexpérience fait a fiez re-marquer, que le parti qui est le plusfort en Cavalerie , est d’ordinai-rele maître de la campagne ; quesi les ennemis font un siège , ildésole leur pays, par í'cs courses ;leur enlève , par ses partis , lesrecrues , & les convois , qu’ilspourroient espéter , 8 c empêche,par ses camps volans , la jonctionde leurs troupes , & les ravitaille-mens de leurs places.
II est vrai que les troupes légè-res , comme les Huíîàrds , peuventfaire , 8 c font aujourd'hui tout ceAuc failoit la Cavalerie,<\uì rdavoii
point alors de ces sortes de troupespour la seconder, ou pour la sou-lager ; ce n’est que dans la der-niere guerre , 8 c dans celle-ci »que le nombre des Hussards , 8 cautres troupes légères est tant aug-menté en France, & chez lesEtrangers, iur-tout dans les arméesde Timpératrice Reine de Hon-grie.
L’ancienne Cavalerie légere deFrance , connue sous le nom d'Ar-chers & de Carabins , a été celledes Chevaliers-Bannerets , & desCbevaliers-Bachcliers , qui la ic-voient à leur solde environ l’aa112o. pour le service de nos Rois;mais la première Cavalerie » ré-glée par les Rois dc France , futnommée Chevaux-Légers , 8 c Ca-rabins , au-Iieuque les Gendarmesétoient armés de pied-en-cap. Ilrfurent divisés en compagnies fran-ches de trois ou quatre cents Maî-tres chacune, tant Aibanois queFrançois ; les compagnies furentensuite formées en premières com-pagnies d’ordonnance sous Char-les VII. en 1445. Elles augmen*terent sous Louis XII. en 14519.qui les solda en 1509. sous lecommandement du Capitaine gé-néral Aibanois. Elles furent en-suite régimentees en i6zz. fousLouis XÌIÍ.
Les compagnies d'ordonnancecréées par Charles VII. causeren: ladécadence des anciens Chevaliers.Depuis ce régné julqu’à Henri If.inclusivement, il y a eu, outre 14Gendarmerie > quatre eípeces deCavalerie; les Hommesd'armes»les Chevaux-Légers, les Estradiots,& les ArgouicKS. Jc parlerai sousleur titre des Chevaux-Légers, quifont aujourd'hui partie de la Mai-son du Roi.
Les Estradiots, ou Stradiots >mot qui en grec signifie Soldats,