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Tome premier.
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furent une Milice dont les Fran-çois n'eurent connnoiíîance quedurant les guerres d’Italie fousCharles VIII. Louis XII. eut aussides Stradiots à son service. On lesappelloit en France Cavalerie AI-banoise . 11 y en eut encore dansles armées fous le règne de Henri311. Comme' nos Dragons d'au-jourd'hui , on les faifoit combat-tre a cheval, & à pied ; & ils seservoient fort bien^de leurs arsega-ges , qui étoient des bâtons ferréspar les deux bouts , contre la Cd-valerie. Les Argoulets ne servoientgueres dans les armées que pouraller à la découverte , pour har-celer les ennemis dans une re-traite. Ils ne combattoient ordi-nairement qu’à la débandade ; &on les regardoit, comme la partiela moins considérable de la Cava-lerie légere.

Sous Henri IV. il y avoir desCarabins , qui ne faifoient pas uncorps séparé , mais dans chaquecompagnie de Chevaux-Légers onen mettoit cinquante , qui n'a-voient point d’autre Capitaine , nidc Cornette , que le Capitaine &le Cornette de cette compagnie.Ces Carabins fous Louis XIII. for-mèrent des régimens, & on sitfous ce régné pour les Carabins ,cequ'on a fait fous celui de LouisXIV. pour les Carabiniers, quiétoient répandus dans les régi-mens dç Cavalerie légere » & quiforment le régiment des Carabi-niers. Voyt% CARABINIERS.

La Cavalerie , qui eít un corpsde gens de guerre qui combattent àcheval, est aujourd’hui composéede plusieurs corps. Les uns fonten compagnies, les autres tn corpsde régimens. Les Gardes- du-Corps d u Roi , les Gendarmes ,les Chevaux-Légers , les Mous-quetaires font fur lc pied de com-

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pagnies , & n’entrent point e»régimens. Le relie de la Cavalerieeít distribuée en régimens , & eítcommandée par des Mcstres deCamp, fous lc nom général deCavalerie légere : mais ce nomne doit pas être confondu avec lescompagnies des Chevaux-Légersd’Ordonnance. En général les uns& les autres , quand ils font fousles armes , forment des corpsappellés escadrons.

La Cavalerie d'à présent n*apris son nom de Cavalerie légerequ’elìe conserve , que pour mettrede la distinction entr'elle, & unemilice élevée au-dessus d’eile ,appellée Gendarmerie , dans lestems qu'il y avoir beaucoup decompagnies de Gendarmes.

Mais depuis que ces Gendarmesfont restreints à un nombre si pe-tit , qu’il eít inutile d’en faire uneMilice particulière , la Cavaleriene voyant plus personne armé pluspesamment qu’elle, auroú dû per-dre son nom de légere .

Ce surnom convicndroit mieuxà des Dragons » gens armés enFantassins , & la bottine à la jam-be. Ils le méritent d’abord parles deux maniérés de combattre ,à quoi ils font propres, & par lalégèreté des manœuvres, dont ilsfont capables.

Le premier Officier de la Cava-lerie eít le Colonel général de laCavalerie , qui la commande par-tout.

La seconde charge de la Cavale -rie eít le Mdcre de Camp général,qui a la même autorité, & lamême inspection fur la Cavalerie,en l’abfencc du Colonel général.

La troisième charge est celle deCommisiàire général , dont lafonction est cie tenir un état de laCavalerie , d’en faire la revue ,quand il lui plaît, de rcadte comp-