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te au Roi dc la force des com-pagnies , Sc de la conduite desOfîìciers.
11 y avoir autrefois dans nosarmées quatre fortes de Cavaliers :les Lanciers, les Coraffès ou Cm-raffiers,les Arquebusiers à cheval &.les Dragons ; ceux-ci- étoient desSoldats à cheval > pour les entre-prises de prompte exécution & nic#mbattoient qu'à pied ; ks troisautres étoient armés de toutespieces.
Les premiers avoient outre lalance , Tépée & les p'stokts : com-me cette Cavalerie étoit presquetoute compoléc de Noblesse , onlui faisoit souvent mettre pied àterre , & elle combattoit avec lamême valeur. Les Cuirassiers nechargeoient qu'avec l’épée & lepistolet. A Tégard de l’Arquebu-fier à cheval , il n’avoit de plusque le mousqueton ; ces trois der-nieres espcccs de Cavalerie pas-soient sous le titre de Cavalerie U-gere . La Cavalerie faisoit la principale force de nos armées dansles premiers tems de la Monar-chie. Ce n’eít pas des Grecs &des Romains, mais des Suissesque nous avons appris futilitéd’une bonne Infanterie regiée ,disciplinée, Sc entretenue en temsde paix comme en tems de guerre.On ne prit ce parti qu’à mesurequ’on commença à devenir plushabile , &à mesure qu’on augmen-ta en connoiJîànce,on eut moins deCavalerie.
La marque la plus évidente &la plusaflurée de la décadence desarmes dans un Etat , &: que labarbarie & l’ignorance s’y intro-duisent , est , dit M. le ChevalierFo'ard , le grand nombre de Ca-valerie qu’il met en campagne.En effet l’on voit par l’hiítoire«ombien les Romains avoient peu
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de Cavalerie, lorsque leur discipli-ne militaire etoit dans fa plus gran-de vigueur. Cela se voie encorechez les Orées , chez les Jkrsesdu tems de Cyrus » fous l’Empjred’AIexandre ie Grand & un peuâpres.
Cette discipline militaire étanttombée » on vit multiplier la Ca-valerie dans les armées Romaines& ^Infanterie tomber peu à peudans le mépris faute de discipline:la Cavalerie augmenta à mesurequ’on négligea Plnfjnterìe Sc que1’Empire approcha dc sa ruine Scde sa décadence.
Dès que les Moscovites se sontdisciplinés» eux » qui dans fêtâtde barbarie fuioient consister leursprincipales forces dans la Cavale-rie,on leur a vu moins de celle-ci.Sc leur Infanterie a augmenté 8cs'est rendue très-redoutable. LesPulonois qui les méprisoient au-paravant n’ont pas olë branler ,eux qui , semblables aux anciensSarmaics , n’ont d’autrcs forcesà opposer à leurs Ennemis quekur Cavalerie , de forte qu’ilsfont aujourd’hui aussi peu en étatd’attaquer que de se défendre.
Dès qu'on eut formé des corpsd’Infanterie regiée » ia Cavaleri0fut un peu moins considérée , lesCavaliers éprouvèrent des premiersce que c’est que d’avoir affaire kde bonne Infanterie ; la bataille deCoutras fut la cauí'e qu’ils furentbeaucoup méprisés ; ce qui sitqu’onles bannit peu à peu des Armées.Le Roi de Navarre lé servit d’unepratique qu’il avoir apprise de l'A-miral deColìgni , qui étoit d’m-serer des pelotons d’Infante-ne de vingt Mousquetaires chacunfur cinq de front & quatre derang, entre ies espaces des esca-drons dc la Cavalerie , pour pas-ser t au moment du choc, entre