Myrte. Son bois , qui est rouge& odorant , est presqu'immorteî& incorruptible ; il est très-proprepour la construction des vaisseaux,& les Anciens s'en font beaucoupservi. Comme il est amer, & queles vers aiment les choses douces ,ils ne Partaquent pas.
CEINTES , terme de marine :Ce font des rebords , des cordons,ou des bandes de bois qui règnentpar-dehors fur le bordage d’un vais-.seau , les unes parallèles aux au-tres pour raffermissement desmembres , & la liaison des til-lacs. Les Matelots y trouvent unecommodité , quand ils veulentmonter dans le vaisseau , ou lenettoyer. II y a des Charpentiersqui mettent quelque distinctionencre ces différons cordons ; carils appellent perceintes les troiscordons les plus proches dc laquille, & nomment carreaux , ouliges , les autres qui font au-des-sus. La Irise de vibord est la plusélevée.
CEINTURE militaire. Peud'Auteurs ont par!é“de la ceinturemilitaire. Voici ce qu'en dit celuiqui nous a donné un Commentaire-Jur les Enseignes. La ceinture mi-litaire étoit une large courroie ,qui ceignoit le corps au-desiùs deshanches , & qui étoit ornée deplaques d’or ou d’argent.
Les Chevaliers y metçoient mê-'me des pierreries » comme cela pa-roît.ajjx représentations de cesChevaliers fur d’anciens tombeaux.Ces ceintures devoien: beaucoupfatiguer les côtés d'un Cavalier. 11falloit avoir de bonnes hanchespour la supporter , quand elle étoitgarnie de tout le fatras militaire.On attachoit à cette ceinture lesdeux épées de combat » fçavoir lagrande Estocade , & le Coi$el ou
Sraquetnar : ceue dçrniqre arme,
étoit Parme de taille. Le boucliers’y attachoit encore » quand lesCavaliers n’étoient pas dans laposture de combattre.
Pierre , Seigneur de Palluau ,Maréchal de Bourgogne, légua parson testament en Tan 1241. à l’E-glise de S. Vincent de Châlonsdeux ceintures , une d'or , & uned’argent , pour qu'il en fût faitdes vases sacrés. Cette ceinture »qui ne fut en usage que tant qu’onfut armé du haubert , ayant cesséd'être en usage , lorsque l'armurcde fer battu parut, faisoit portionde l'armementd’honneur des Ca-valiers.
On appelloit armement d'konneurles pièces de Parmure d'un guer-rier , à la perte dcsquelles la honteétoit attachée. Le Cavalier qui per-doit par lâcheté dans un combatson épée ou son bouclier , étoitdéshonoré. Le déshonneur étoitégal , de perdre fa ceinture mili-taire.
Un Vainqueur, en dépouillantde la ceinture son Adversaire ,montroit par-là une victoire com.plette. Elle étoit la marque de laliberté & de la force , tant qu’onla portoit sous les armes ; & à cetétat de liberté sembloit succédercelui de l'esclavage. Celui qui endepouilloit, avoit le pouvoir d'enlier celui qu'il en privoif.
L'honncur étoit si bien attachéà la ceinture militaire , que lesgrands Seigneurs se piaisoient fortà enrichir celles qu’ils avoient, &emr’autres cérémonies observéesdans la dégradation d’un Cheva-lier , on observoit celle dc lui ôtersa ceinture.
On avoit de ces ceintures bienavant CharJemagne. Un jeune Ca-valier qui prenoit cet ornementpour la premiere fois, le recevoitde U main d’un Atìçien. La c6*