Band 
Tome premier.
Seite
384
JPEG-Download
 

184 C E

Ordonnances précédentes à cellequi porte ce règlement, & qui estdu iz Juillet 1727 , à la subsis-tance de ceux qui festoient dansles hôpitaux , lorfqu'ils se trou-voient en état de rejoindre : c'estce qui saison que les moyens leurmanquoient, & que la plupart dé-sertotenr. I.'expédient porté parcet articie remédie à cet inconvé-nient.

Pour conserver le bon ordre , ondonne des certificats sur tout ce jque le Roi ordonne. Qu'un Sol-dat meure à l’hôpital , le certifì.tat de sa mort est envoyé à son 'régiment & à sa famille. Chaque :Etapier ayant fourni son étape , a ,soin de tirer un certificat du Ma- ijor ou Aide-Major du corps au-quel ii a fourni.

Qu’un Soldat veuille avoir lesInvalides , il lui faut un certificatde mœurs , de service & d’infír-mité. Enfin les certificats fontnécessaires dans les troupes ; il enfaut à tous ceux qui leur font desfournitures.

* Lorfqu’une troupe fort d’unegarnison , elle rend les meubleséc les lieux de son logement dansîe même état > (à l’ufage près ),qu'ils lui ont été fournis : ellepaye ou répare ce qui s’y trouvede rompu ou de brisé , perdu oudéchiré. La retenue en est faiteau régiment par les soins du Com-missaire , comme aussi celle quipeut être dûé pour le logementdes Officiers & pour leur auber-ge. Le tout doit être rendu auxPropriétaires ou Entrepreneurs desfournitures , en l’état où les trou-pes sauront reçu , & le Major ouAide-Major du régiment est te-int , en tirant le reçu qu’il aura dûdonner desdires fournitures , deprendre un certificat des Maire &Echevins , & desdits Entrepre-

C E

neurs , qui prouve que les uns &les autres demeurent satisfaits.

Le Commandant de la troupeest aussi tenu de prendre un cer-tificat du Trésorier de la garnisonqu'il quitte , du jour qu'il a cefìëde la payer , & de faire signer le-dit certificat par ITmendant, oule Commissaire , ou le Comman-dant de la Place, ou enfin par lesOfficiers municipaux > les uns enl’absence des autres. U doit rap-porter ce certificat au Commissai-re qui doit faire la premiere re-vue de la troupe au lieu où elledoit se rendre , comme aussi Pori-ginal de la route sur laquede elleaura marché ; le tout asm que sor»payement ne puisse être ordonnéque du jour qu’il doit recommen-cer.

* CERVELLE. En parlant d’uneterre qui n'a point assez de con-sistance pour se soutenir par elic-même , quand on creuse un fossé,un puits , ou une gallerie de mine,ou qu'on est obligé d’en soutenirle côté & le ciel , alors on ditqu'on travaille dans une terre quin'a point de cervelle .

* C ES TE, On appelloit ainsiun gantelet de cuir garni de plomb,avec lequel les anciens Athlètescombattoient à coups de poingdans les jeux publics.

CHABLEAU : C'est une lon-

gue corde moyennement grosse,qui sert à, tirer & remonter îes ba-teaux fur les rivières.

CHABLER : C'est attacher unfardeau à un chable , le haler >l'enlever , comme on fait dansles atteliers.

* CHAÎNE. On appelle ainsiune rangée de pierres de taille des-tinée a îoutenir des murs de moë-lon , ou les principales poutresd'un bâtiment.

CHAÎNE «