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Tome premier.
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* CHAÎNE , ou Enceinte d’un'fourrage : C’est étendre une trou-pe. On fait une chaîne autour dcceux qui sont au fourrage, laquellechaîne met les fourrageurs à i'abndes insultes de J’ennemi. On étendencore une chaîne de troupes ,quand on est menacé des incur-sions , & que Ton veut observerles démarches de Pcnnemi. Onforme une chaîne le long des rivieres & des fleuves pour en dis-puter le passage, mais de façonque les troupes puissent en peu detems se rassembler en corps aupremier coup de signal , quand ilen est besoin.

CHAÎNE de porr : Ce sontplusieurs chaînes de fer, ou quel-quefois une feule , qui font ten-dues à Tentréc du port > afin queles vaisseaux n*y puissent entrer.Lorsque la bouche du port est gran-de, elles portent fur des piles d'es-pace en espace.

* CHAÎNE d’encoignure : C'estla rangée de pierres dont on flan-que un bâtiment par les coins.

* CHAÎNE de fer : Ce fontplusieurs barres de fer accrochéesTune à Pa titre , qu'on met dansVépaisseur des bâtimens pour ìessoutenir.

* CHAÎNE de fer ou de na-rre. Elle est divisée en plusieurstoises , pieds , pouces , & íerc àmesurer toutes fortes de longueurs.Cest un des instrumens nécessai-res h lever des plans , 8c à lesrapporter fur le papier. Les Ar-penteurs s'en servent pour mesu-rer les superficies ; elle est plussure que le cordeau , parce qu'elle.n'est pas sujette à s’étendre 8c kse raccourcir.

CHAINE de chaudières : Cesont aussi des chaînes dc fer quifervent à tenir la chaudière à cuireTome L

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îes vivres de Péquipage d’un vais-seau , lorsqu’elle est sur le feu.

CHAÎNES de vergues : Ce fontde certaines chaînes de fer qu’onitient dans la hune du vaisseau, &dont on íe sert dans le combatà tenir les vergues, lorsqu'il arriveque le canon coupe les cordes onmanœuvres qui les tiennent.

* CHAISE, en charpenterie :C'est un assemblage de charpentede quatre fortes pieces de bois »fur lequel est posée ou assise la caged’un clocher , ou celle d’un mou-lin à vent.

CHALAND , ou Bacq : C'estun bateau plat , moyennementgrand , dont on se sert pour ame-ner à Paris îes marchandises quidescendent par la riviere. II se ditplus particulièrement des bateaux. de la Loire, qui font légers , 8cqui vont souvent à la voile , quine sont bâtis que de planches en-contrées Tune fur Pautre - jointesà des pieces de fleures , qui n'oncní plats-hords ni matières pour Iestenir fermes : ce font ceux quiviennent par le canal de Sriare*II y en a de douze toises de long ,de dix pieds de large , 8c de qua-tre pieds de hauteur de bord.,Ceux qu'on voit à Paris s ? appel-lent aussi Marnois » parce qufllsfont construits vers la source ticla Marne.

CHALINQUE : C’est un petitvaisseau des Indes qui n’a demembres que dans le fond , &qui n'est guéres plus long que lar-ge. On ne se sert point de clouspour le construire , & Ies bordagesde ses hauts ne font cousus qu’avecdu fil de carret, fait de coco , au-trement de l’étoupe de noix depalme.

La chalinque est un bateau plaçpar-dessous, fait de planches cou*B b '