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Tome premier.
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seau. Charge au quintal , c'est unterme de la Méditerranée , qui li-gnifie la même chose que chargeà cueillette.. Charge la côte , vais-seau chargé à la côte ; c’est quandil a été forcé par le gros vent àse tenir près de la terre , dont ilne peut «'éloigner , quelque effortqu’il fasse pour cela.

CHARGEMENT : C’est la char-ge d’un vaiilèau , & aussi les mar-chandises chargées dans un vais-seau marchand. On s’en sert danstoutes les lignifications du mot decharge.

* CHARGEMENT , terme demer , qui s'emploie indifférem-ment pour cargaison.

CHARGEOIR: Lanterne icharger ; Lanterne â poudre ; C’eítun instrument de Canonier, qui estde fer, garni de deux boètes , &de fa hampe , par le moyen du-quel il met la poudre dans Ramede la piece, & de la balle , lorsqueTon charge un canon fur mer.

* CHÀRGEOIR , est encoreun amas de moëlons ou de plâ-tras , fur lequel un valet de Maçonplace son oiseau pour le remplirdu mortier qu’il sert aux Maçonsemployés à Tarchitecturc civile &militaire.

CHARGER une piece : C’esty mettre la poudre , le boulet, oula cartouche , ou la gargouge, &le fourrage.

CHARGER un vaisseau : C’estle remplir de marchandises pro-pres pour les lieux où fa cargaisondoit être déchargée & vendue.Charger en grenier , c’est chargerun vaisieau dans son fond de cale,comme de sel, de plomb & autreschoses semblables que l’on jette aufond fans précaution ; car pourcharger en grenier , il faut que lamarchandise ne soit ni en futail-le » ni en balots. Charger la pom- ;

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1 pç , c’est y jetter de í’eau par lehaut pour la faire prendre , quandelle s’eít déchargée , & qu’il n’y,est plus resté d’eau.

CHARGER Vennemi. II fautmarcher à l’ennemi les armes furl’épauie, la bayonnette au bout dufusil , les tambours batrans auxchamps jufqu'à trois cens pas ouenviron ; & loríqu’on est à cettedistance , on fait le commande-ment de fusil fur le bras. Alorsla coutume est de faire battre lacharge , mais souvent en ce casles Tambours font plus embarras-sans qu'utiles ; en forte qu’on peutles faire cesser de battre » asin queTon puisse observer un assez grandsilence , & entendre tous les com-mandemens que le Commandantou le Major feront.

Pour-lors on anime fa troupe,en la faisant marcher d’un pas uupeu vif à Tennemi , e fuyant sonfeu , autant qu’ìl est poffible , sanstirer un seul coup. C’est la meil-leure maxime , & la plus certainepour combattre avec avantage :c’est ce qu’il faut s’efforcer de met-tre dans l’esprit des Soldats ; carl’expérience a souvent fait voir quele mouvement naturel des Soldatsd’un bataillon qui s’est dégarni de,son feu , est de s'arrêter d'abordpour recharger leurs armes ; & siTennemi continue à marcher à lui,& le charge , il est presque cer-tain que les Soldats se trouvantaffbiblís de leur feu , reculent, semettent en désordre , & souventprennent la fuite , malgré la bra-voure des Officiers, qui font obli-gés de se sacrifier pour soutenirseuls TefFort de Tennemi.

Toute Tattention d’un Com-mandant doit donc être d’empê-cher de tirer , & pour leur endonner moins d’occalìons , il fautéyiter de leur faire présenter les