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armes, ni cie leur faire faire au-cun mouvement qui les mette enétat de tirer fans commandement;ce qu’il ne faut leur faire fairequ’à bout touchant. Néanmoinson est quelquefois obligé de fairetirer un peloton , loit en mar-chant , ou de pied ferme, ou mê-me le dernier rang cn entier , enfaisant meure genou en terre auxtrois premiers les uns après les au-tres , loi t pour gagner terrein, soitpour se retirer.
C’est au Commandant à juger cequ’il a à faire selon Poccasion. Unechose très-essentielie , c'est que lesOfficiers qui font à la tête ou nla queue de leur bataillon, doiventtoujours s'aJigner , cn observantque la droite St la gauche jettent uncoup d’ceil vers lc centre , & que3e centre se réglé sur sa droite &sa gauche , tant en marchant ,qu’arrêté ; que les Sergcns , quifont fur les ailes ou aux divisions »contiennent toujours les Soldatsdans leurs rangs fans parler , Lesurtout lorsqu’on fait les quarts deconversion.
11 y a des régimens qui ont laméthode de faire monter à chevalles Officiers de ferre-tile , asinqu’ils puissent avec plus de faci-lité faire marcher Its Soldats cnavant , les contenir en leurs rangs& même les empêcher de fuir.Cette précaution est excellente ;car on a vu ces régimens renver-ser ces Officiers à pied , L i! estbien difficile à un régiment de fai-re une mauvaise manœuvre, quandtous ces Officiers à cheval sVm-ploient avec vigueur : ce qui estd’ailìeurs d’un grand secours pourles Officiers Majors , qui s’enti’ai-dent unanimement.
La grande science en faisant ti-rer, eít de faire fuie un feu bienajusté par pelotons , ou bien par
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rangs , asm d’éloigner Pennemî -ou du moins de Je tenir en res-pect , pendant qu’on gagne du ter-rein , soit pour avancer, soit puurreculer. On doit faire marcherlentement avec un profond silen-ce ; car si l’on marche avec pré-cipitation, le désordre se jette in-failliblement dans la troupe , quis’étant rompue dVlle-même , eltfacilement enfoncée & mise cnfuite par Pennemi , qui ne man*
ue jamais de profiter de la coll-usion où il la trouve.
* CHARGER i Vèpée d la main ♦M. le Maréchal de Puysegur dansson Artáe la Guerre observe que ceterme vient du tems que Plnfantc*rie churgcoit effectivement Pépéc àla main , parce qu’on n’avoit pasP usage de la bayonnette. Alors leSoldat prenoit Ion mousquet avecsa fourchette de la main gauche,n’ayant pas de courroie pour iepalier en bandoulière.
CHARGES militaires . Lescharges militaires font celles deMaréchal cie France julqu’à cellesdes derniers Officiers à brevet.Pour les charges non militaires ,comme celles d’Intendant généraldes vivres , Lee. qui font parue del’Etat Major de Farinée , elles nedonnent aucun iang parmi lestroupes.
CHARGEUR : C’est un Officierd’artillene , commis pourcharg.fle canon. Chargeur est aussi unMarchand chargeur , à qui appar-tiennent ks marchandises dont oncharge les vaisseaux.
* C H A R P £ : Ce sont deuxcordages amarrés en croix , ou plu*tôt en sautoir d'un ponton à Pau-tre , de même qu’au rivage avecde forts & solides piquets , lors-qu’il eít question de faire un pontíur une liviere, & de contenirpontons»