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Hve ^exécution doit se faire en pu-blic , on attend que la priere dusoir soit achevée , & alors on con-duit le criminel dans un certainlieu destiné à cet usage. Là on lefait coucher ventre par terre , &deux des plus anciens Janissairesou autres, le tiennent par le cou& par les pieds , avertissent qu'on«e le blesse pas aux jointures ,parce que ces bleílùres mettent lesgens de pied hors de service.Quand ie Patient est dans cetteposture , le Vehif-Kares de l'Odaparoît avec une chandelle alluméepour assister à l'exécution.
On ne peut donner au Patientque quarante coups de bâtons, outout au plus quatre-vingt pour lapremiere fois j & si le nombre or-donné est plus grand , on cn ren-voie Inexécution au lendemain ,pourvu que ce ne soit pas un Jeu-di , ou le premier du mois de Ra-madan , qui est leur Carême. IIlì’est pas permis alors de faire au-cune exécution militaire. L'exécu-tion finie , le Lieutenant exhorteles assistans à éviter les fautes, quiméritent ce châtiment , & mêmeun plus rigoureux.
Avant que de faire mourir unJanissaire , la compagnie de la-quelle il est. membre, & me metout le Corps de la Milice , de-mande qu’on lui en ôte le titre.On raye alors son nom du regis-tre , asin qu'il meure comme unhomme ordinaire, & non pas avecle titre de Janissaire, parce quece Corps prétend être exempt del’ignomxnie du supplice. Lorsque laSentence a été prononcée, le Lieu-tenant remet le criminel entre îesmains de VOrta - Chia'ous , pourle faire exécuter , & par le moyend\m Alfa je Bafcy » on le fait pas-ser dans une prison, appellée Ba-l/agiafe r , dans laquelle à demi- j
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heure de nuit le Bourreau vientPétrangler, & lui attachant ensuiteune pierre au cou , il renfermedans un sac , & le jette dans laMer à Curfium Mahalajji. On faitainsi cette exécution secrettement,pour ne pas donner au peuple unsi triste spectacle. D’ailleurs cen'est plus l’usage de publier lesexécutions par un coup de canondu Serrail.
CHAUDIERE : C'cst un grandvaisseau de cuivre , dans lequel onfait cuire les viandes ou autresvivres de l'équipage d'un vaisseau.Faire chaudière > c'est faire à man-ger pour l’équipage. Chaudière àgoudron , chaudière à brai : c’estun grand vaisseau de cuivre ou defer, dans lequel on fait chausserdu goudron , lorsqu'on $’cn veutservir. Chaudière d'étuve : c’estune chaudière de cuivre maçon-née où l'on fait chauffer le gou-dron pour goudronner le cordaged'un vaisseau.
CHAUDIERES. Elles font né-ceílàires dans les magasins à fairechauffer les goudrons, & à gou-.dronner les tourteaux , fascines &fagots.
CHAUDRON de pompe : C'estune piece de plomb ou de cuivre,.faite en maniéré de chaudron ,qui est troué cn plusieurs endroits *& qui embrassant le bout d’en-basde la pompe , empêche qu’il n'yentre des ordures.
* CHAUFFAGE des troupes.Outre le payement ordonné pourles troupes , il est encore pourvuà leur chaujjage dans l’intéricur duRoyaume , à raison d’un sol parjour, pour chaque Sergent, & deLx deniers pour chaque Soldat ca-zerné, pendant les cinq mois d'Hy*ver , Novembre , Decembre t Jan-vier, Février & Mars. Pendantles autres mois, ils font tenus dc