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s’en pourvoir, au moyen de leursolde ordinaire. Dans les Placesfrontières l’intention de Sa Ma-jesté est qu'il leur soit donné dubois gratuitement, & la fourniturecn est reglée par les Ordonnancesparticulières à ce sujet. On a égardà la différente situation des Pro-vinces.
Pour Jes Soldats logés chez lesBourgeois, iìs ont place à leur feu.Aux Soldats qui font de servicedans les Places , on fournit pen-dant PHyver du bois pour chaqueCorps de garde , Lc trois chandel-les i’Hyver , & deux l’Eté.
CHAUFFAGE : Ce font desbourrées de menu bois , dont onse sert à chauffer le fond d’un vais-seau pendant qu’on lui donne íacaréné. Chauffer un vaisseau . luidonner le feu , à st chauffer lefond d’urv vai/Ieau , lorfqu'i! esthors de Peau , asin d’cn découvrirles défectuosités , s'il y. en a quel-qu’une , & de le bien nettoyer. IIy a des lieux propres pour chauf-fer les bâtimens. Chauffer un bor-dage , c’est le chausser avec quel-que menu bois , asin qu’il prennela forme qu’on lui veut donner enle construisant. Chauffer I es foutes,c’est Jes sécher, asin que le bis-cuit se conserve mieux.
CHAUFFE , est le lieu oïi sejette & se brûle le bois que l’onemploie à la fonte des pièces. Lachauffe est située à côté & à troispieds plus bas que le fourneau ouest placé le métal & la flammesortant de la chauffe se répand parondes tout du long de la voûte dufourneau , & par son excessive ar-deur fond le métal.
* CHAUFOUR : C’cst autantïe Heu ou l’on tient le bois , & lapierre à chaux , que le four où on]a cuit, & le magasin couvert où«>n la conserve. On nomme Chauf -
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fournie r s les ouvriers qui font lachaux , & les Marchands qui lavendent.
* CHAUSSÉE : C’est: une élé-vation de terre , soutenue de ber-ges en talus, de siles de pieux,ou de murs de maçonnerie , la-quelle sert de chemin à travers desmarais, ou des eaux dormantes »comme un étang , &c. ou au borddes eaux courantes , pour en em-pêcher le débordement.
* CHAUSSÉE de pavé: C'tstdans une rue Fespace cambré , quiest entre deux revers : ce mot sedit aussi du pavé du grand chemin,avec bordage de pierre rustique.Les chauffées de grands cheminsdoivent avoir au moins quinzepieds de large , suivant l’Ordon-nance.
CHAUSSÉE , rez-âe-chauffíe ,est une situation de terrein touteplate , qui ne panche , ni de panni d’autre. Le talus & le déclind’une hauteur » font le contrairedu rez-d e-chau(sée.
CHAUSSÉE à'ëfance : C’estfur mer la même chose que Latri-nes fur terre ; le tuyau en est deplomb.
CHAUSSES-TRAPES , fontdes clous à quatre ou cinq poin-tes , dont il y en a toujours uneen Pair ; chaque pointe est longuede quatre à cinq pouces. On femeles ckaujses-trapes fur une brèche »ou fur un paíïàge de la Cavalerieennemie , pour le lui rendre dif-sicile.
* II y a de grandes , de petites& de moyennes chauffes- trapes-Les petites ont leurs pointes detrois pouces de longueur , jettéesdans les sosies secs , & dans lesmontées des brèches ; elles nuisentinfiniment aux assiégeans. Lesmoyennes ont leur fer de quatrepouces , & ler grandes l'vnr de