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mm couvert , on doit sans perdrede rems s'appJiquer à trois choies ;Ja prtmicre , à distribuer la placedes batteries, qui doivent agir con-tre les Places ; la seconde, aux bat-teries destinées à faire brèche ; &.la troisième,aux descentes du fossé.
Nous avons traité de la cons-truction des batteries fous ce ter-me ; nous ne pouvons cependantnous dispenser de dire encore ,que pour celles qu'on établit sur lechemin couvert , il faut avoir égardà trois choses : lapremicre, à l'é-pauiement, qu’on doit faire faireprès du bord du parapet ; la se-conde , à bien ouvrir les embou-chures ; la troisième , L bien dé-gorger & à leur donner une grandepente du derriere au-devant, pourles mettre en état de plonger jusqu’au bas du revêtement , où l'onpeut faire brèche.
Voilà la maniéré d'attaquer lechemin couvert. M. de Vauban en-seigne aussi l'ordre que l’on doitobserver à sa défense. 11 dit : Pas-siégeant, qui veut s’emparer desdéhors de la Place, avant que d’ai-saillir la contrescarpe , a deuxmoyens à choisir , pu la force ou-verte , ou ia sappe. S’ií se déter-mine pour la force , c’est à l'assié-gé à se tenir ferme dans sonposte , & à tâcher de le mainte-nir ; il aura pour cela recours àses torches & à des lames de feu ,qu’il jettera à une bonne distance ,& qui Rattacheront à toute ma-tière combustible.
Si cependant l'assiégeant en dé-pit de ces feux d’artisice & du feudu canon des Places d'armes re-tranchées ne veut point en dé-mordre, il faut prendre le parti dclui céder, d’abandonner Touvrage,de lui laiíïèr la liberté de com-mencer son logement ; commealors les travailleurs ennemis se
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trouvent à découvert, une centai-ne á’hommes armés doivent fon-dre fur eux , pendant qu’un pareilnombre se jettera sur la tête de 1»tranchée.
Il n’y a presque point de siègeoù l'on n'ait été témoin , qu’à lamoindre sortie sur les travailleursvoisins de la Place , Pépouvantca causé du désordre parmi legtroupes les plus avancées, & arendu leur fuite néceslàireà cellesqui doivent les soutenir.
Ces effets arrivent plutôt de nuitque de jour, surtout à Pégard destravailleurs , à qui leur ombre estun fantôme, & à qui l’obscurité& la crainte font appercevoir pîusd’ennemis , qu'il n’y en a réelle-ment. Les sorties du jour fontd'une forte toute différente ; ellestendent à de plus grands succès ,& demandent par conséquent beau-coup plus de lòins & de précau-tions , parce qu’elles se font à lavue de toute la tranchée.
Si malgré tout, les assiégés peu-vent conserver leur ouvrage avan-cé , ils doivent mettre le feu auxfourneaux & faire sauter leurs Jo-gemens , asin que l’ennemi nepuislè s’en servir; il en doit être demême du glacis , à moins que l’as-siégeant ne se doutant d’un pareildanger, il ne l’environne par lasappe » & 11 'évente les fourneaux.Ce n’est pas qu’alors l’assiégeant aitévité tous les pièges qu’on puiílelui tendre , car si Je fossé est sec ,on minera sous les fourneaux, &ces mines feront d’autant plusd’effet, que causant une grande ex-cavation , Peffroi joint à l’accable-ment d’une vigoureuse sortie , dé-rangera fort les affaires de Paf-íaiilunt.
En pratiquant ces mines , ondoit bien prendre garde qu’ellesj n'aient un succès contraire, c’est-