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Tome premier.
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pieces dans un instant tout Ce quiie trouve dedans ; c’est à quoi l'en-nemi doit s'attendre , lans qu’il yait apparence de pouvoir éviter cecoup.

Cela bien considéré » ïa raisonveut que les assiégés ne s'expofentpas à recevoir un échec qui pa-roît effroyable , fans fruit & fansespérance de pouvoir y parer. Lesapparences font donc presque su-res qu’iis ne s’y exposeront pas»& qu’ils ne laisièrom dans ie che-min couvert que de petits détache-mens , auquel cas les ricochets &les Cavaliers , qu’on suppose faitsà moitié du glacis, prendront Jechemin couvert fans coup férir.

Mais si ce chemin couvert n’estpas battu de ricochets, si l’on n’estpas en état de Ie dominer par depetits cavaliers , s'ìl est bien tra-versé, si la garnison est forte , onfera peut-être obligé d’en venir auxmains , & de le forcer par une at-taque générale.

En ce cas , après avoir bienachevé & muni abondamment latroisième ligne , d’outils , sacs àterre , gabions » fascines, on faitcommander huit ou dix compa-gnies de Grenadiers extraordinai-res , plus ou moins » selon que lagarnison fera foible ou forte , quel'on joint à ceux de la tranchée ,avec d'autres détaehemens de Fu-siliers » disposés tout ie long de latroisième ligne , ou Place d’armes,fur trois ou quatre rangs de hau-teur » rangés contre le parapet ; lestravailleurs commandés derriereeux fur les revers de la Place d’ar-mes , fournis de gabions, fasci-nes » sacs à terre, & chacun dedeux outils.

Quelque tems auparavant, ondoit avoir averti aux batteries decanon , bombes & pierriers, de setenir prêtes de ce qu'il y L à faire,

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& du tems qu'on attaquera, afïijqu’on s’y mette en état, de mêmequ’aux autres postes de la tranchéequi doivent concourir à fiction.Quand tout est prêt, on donne lesignal » ce qui fe fait par une cer-taine quantité de coups de canon& de bombes, defquels les troisou quatre derniers traînent un peu rasin dc donner aux troupes le tcmide fe devélopper.

Quand le dernier coup a fini Iesignal > toutes les troupes comman-dées pasient brusquement pardes-sus le parapet de la Place d’armes,marchent à grands pas au chemincouvert , qu’ns enveloppent de touscôtés ; & entrans dedans par Jcsouvertures, raillent en pieces toutce qu’elles rencontrent , & enchassent l’ennemi, pendant que lesIngénieurs établisiencpromptementles travailleurs fur le haut de sonparapet, qui nc sont pas plutôtarrivés qu’on leur fait servir dessacs à terre , & des fascines pard’autres.

On rappelle presqu’en mêmetems les troupes qui ont chargé ,& elles viennent fe rallier deniersles travailleurs , où elles restentgenou en terri , jufqu’à ce quele logement soit en état de lescouvrir. Pendant cette action quiest très-vive , toutes les batteriesde canons & de mortiers tirent in-cessamment aux défenses de laPlace , aussi-bien que les Placesd’armes de la tranchée , qui ontdes vues íur les mêmes défenses.Comme il en coûte beaucoup demonde aux assiégeans pour le ren-dre maîtres du chemin couvert àforce ouverte, toutes les fois qu’onpeut s’en emparer par industrie »fans être obligé d’en venir auxmains , c’est ie meilleur inoyenqu’on puisiè employer.

qu’on est maître du cke-